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Vrai ou faux ? : "Vacciner les jeunes contre le Covid-19 est inutile"

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Publié le 11.06.2021 à 08h12 
(mis à jour le 11.06.2021 à 16h49)

Julien Alloin directeur du centre de vaccination contre la Covid-19 d’Etoile-sur-Rhône et infirmier libéral répond à toutes vos questions et vos doutes sur les vaccins.

Est-ce dangereux ? Qui peut y avoir accès ? Pfizer, Moderna, AstraZeneca… lequel pour moi ? Julien Alloin est directeur du centre de vaccination d’Etoile-sur-Rhône et infirmier libéral. Aujourd’hui il revient sur une idée qui circule beaucoup : « Cela ne sert à rien de vacciner les jeunes. »

Et notre spécialiste n’y va pas par quatre chemin :

« C’est faux, faux, et ultra-faux ! »

Comme l’a annoncé le gouvernement, les adolescents et enfants de 12 à 17 ans pourront se faire vacciner dès le 15 juin 2021, uniquement avec le vaccin Pfizer. Ces vaccins se feront uniquement dans les centre de vaccination. Le but du gouvernement : immuniser le plus d’adolescents possibles avant les grandes vacances, et surtout, avant la rentrée des classes en septembre. C’est ce que prêche également Julien Alloin. Il nous explique comment cela peut fonctionner :

« Pour que l’on puisse sortir de cette crise sanitaire il faut que l’on atteigne ce que l’on appelle l’immunité collective. C’est un taux de pourcentage par rapport à la population qui a été soit vaccinée, soit en contact avec le virus. Et c’est ça qui va permettre de couper les chaînes de transmission. »

Éviter les variants

Concrètement, qu’est-ce que l’’immunité collective ?

« En France, cela représente entre 45 et un peu plus de 50 millions de personnes. Le pourcentage de la population varie selon les institutions, certains disent qu’il faut 70% de la population vaccinée, selon l’Institut Pasteur c’est plutôt 80%. »

Atteindre l’immunité collective aurait des retombées bénéfiques pour les Français, comme nous le rappelle le spécialiste :

« Si on ne l’atteint pas on va continuer de vivre avec un virus qui va parfois muter, qui va parfois être un peu plus agressif, un peu plus infectieux, un peu plus transmissible. Et on risque alors très probablement d’avoir de nouveaux variants dus au fait que le virus circule. Et donc on va continuer à vivre avec toutes les mesures restrictives que l’on connaît aujourd’hui. »

Elia Dahan