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Une française guérie du cancer du sein parvient à donner naissance

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Publié le 24.02.2020 à 18h08 
(mis à jour le 03.07.2020 à 11h38)

C’est une grande première : une Française de 34 ans, qui ne parvenait pas à être enceinte après un traitement pour un cancer du sein, a pu donner naissance à un petit garçon, grâce à une nouvelle technique de FIV.

Une nouvelle technique de FIV à l’hôpital Antoine Béclère de Clamart

C’est dans les Hauts-de-Seine qu’une nouvelle technique de FIV a permis une véritable prouesse. Une Française de 34 ans, qui ne parvenait pas à tomber enceinte suite à un traitement pour un cancer du sein, a donné naissance en juillet 2019. Cette technique consiste à recueillir des ovules non matures avant de les congeler.

Les traitements contre le cancer comme la chimiothérapie sont connus pour affecter la fertilité des femmes. Il est donc courant de faire prélever et congeler ses ovocytes avant un tel traitement pour conserver ses chances de porter un enfant par la suite. Mais ces techniques de FIV résultent d’un processus qui inclut une stimulation hormonale. Or, certains cancers du sein de type homonodépendants ne permettent pas cette stimulation.

Une grossesse permise par une maturation in vitro

Cette nouvelle technique baptisée maturation in vitro (MIV) consiste à prélever des ovules immatures chez la femme avant la chimiothérapie. Ensuite, ils sont portés à maturation depuis un laboratoire pendant 48 heures, avant d'être congelés.

La patiente a été traitée pour son cancer du sein avec une chimiothérapie. Cinq ans plus tard, elle fut déclarée guérie, mais ne parvenait plus à tomber enceinte. Les traitements contre son cancer ayant porté atteinte à sa fertilité.

C’est alors que ses ovocytes ont été décongelés et inséminés in vitro. L’un des cinq œufs a été implanté et la patiente a pu tomber enceinte et accoucher en juillet 2019. C’est ainsi qu’est né Jules, un petit garçon en bonne santé.

Un espoir pour les femmes atteintes d’un cancer

Selon le directeur du département de médecine de la reproduction à l’hôpital Antoine Béclère de Clamart (Haut-de-seine) Michaël Grynberg, ce succès est porteur d’espoir :

« Ce succès représente une avancée importante dans le domaine de la préservation de la fertilité ».

Selon le professeur Grynberg, cette méthode est moins efficace qu’une opération classique qui consiste à prélever des ovules déjà matures. Mais pour les femmes atteintes d’un cancer hormonodépendants, cette FIV ouvre de nouvelles possibilités. Chaque année en France, plus de 2500 femmes de moins de 40 ans développent un cancer du sein.

Pour l’heure, deux autres femmes sont actuellement enceintes grâce à une MIV au CHU de Clamart.

La rédaction de La Maison des Maternelles