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Un livre lève le voile sur le business de l’infertilité

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Publié le 24.03.2022 à 16h23 
(mis à jour le 03.06.2022 à 09h50)

Pauline Pellissier est co-auteure du livre « Génération infertile ? De la détresse au business, enquête sur un tabou » aux éditions Autrement. 

Elle raconte :

« Le dernier rapport parle de 3 millions de français.e.s qui rencontrent des difficultés pour devenir parents. Dans le même temps, la médecine reproductive évolue également. En 2011, ça représentait 1 naissance sur 35, et aujourd’hui on est déjà à 1 nouveau-né sur 28 qui nait d’une PMA en France. Une épidémiologiste américaine estime qu’en 2045 si cela continue ainsi, une majorité de couples pourraient avoir besoin d’une PMA pour devenir parents. »

Les origines de l’infertilité sont multiples : dans 30% des cas, elle est due à la femme, dans 30% des cas, due à l’homme, 30% des 2 et 10% sans origine connue. La première cause d’infertilité reste l’âge :

« On fait des enfants de plus en plus tard, à un moment om la fertilité décline fortement. Mais il ne faut pas culpabiliser les hommes et les femmes, car la société est ainsi faite. On n’a pas vraiment le choix de quand est-ce qu’on est prêts à devenir parents. »

Les pathologies comme l’endométriose ou le SOPK mais aussi l’exposition aux perturbateurs endocriniens ont des conséquences néfastes sur la fertilité. Mais le livre de Pauline Pellissier s’intéresse aussi plus spécifiquement au business de l’infertilité, précise la journaliste :

« En France, il y a déjà la PMA dans le public et la PMA dans le privé. Dans le public, la prise en charge est de 100% mais si on veut une prise en charge plus rapide -car parfois dans le public, c’est très long- on se tourne alors vers le privé, avec des dépassements d’honoraires, etc. Ensuite, si on n’est plus pris en charge en France car on a dépassé les 43 ans ou qu’on a déjà fait les 4 FIV remboursées en France, alors on se tourne vers l’étranger. Et là, c’est 4000€ pour une FIV de base. Si on veut en plus un don d’ovocyte, si on multiplie les essais… ça fait des budgets énormes ! »

La rédaction de La Maison des Maternelles