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Qu'est ce que la grossesse molaire ?

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Publié le 19.03.2021 à 13h23 
(mis à jour le 26.03.2021 à 13h19)

Le docteur Samantha Quirin, gynécologue-obstétricienne à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, revient pour LMDM sur la grossesse molaire, son origine et son traitement.

Qu’est-ce que c’est ?

Docteur Samantha Quirin explique :

« Grosso modo c’est une anomalie du nombre de chromosome. C’est-à-dire que la grossesse va se développer avec soi trop de chromosomes paternels, soit trop de chromosomes maternels. Cela va entraîner une maladie du placenta qui va trop se développer et dégénérer. »

Comment la détecter ?

Généralement, les symptômes sont semblables à ceux présents en début de grossesse, mais s’expriment de manière plus intense : 

  • Nausées,
  • Vomissements sévères,
  • Saignements abondants entraînant une anémie,
  • Augmentation du volume de l'utérus en raison du développement anormal du placenta.

La grossesse molaire peut également être repérée lors d'une échographie, précise le Dr Quirin :

« Comme c’est le placenta qui sécrète les hormones de la grossesse, ces patientes vont avoir des symptômes de grossesse exacerbés et on va repérer des images assez typiques à l’échographie. »

Quelles conséquences ?

Malheureusement, ces grossesses ne sont pas évolutives :

« Ces grossesses ne peuvent pas évoluer vers un bébé, mais si on ne les prend pas en charge le risque est que ça dégénère en cancer : le choriocarcinome. »

Le traitement

« Il est très important d’évacuer la grossesse, par aspiration uniquement, puis d’analyser les cellules pour confirmer le diagnostic, et ensuite surveiller de manière rigoureuse la décroissance des hormones de la grossesse jusqu’à ce qu’elles soient à zéro. Cela permet d’être sûr qu’il ne reste pas de cellules in utero qui pourraient à nouveau dégénérer. Quand c’est guéri, il n’y a pas plus de risque de refaire une grossesse molaire ensuite. »

La rédaction de La Maison des Maternelles