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Qu'est-ce qu'une salle nature en maternité ?

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Publié le 27.06.2019 à 16h44 
(mis à jour le 02.08.2019 à 10h00)

De plus en plus de maternité s’équipent de cette salle qui permet aux futures mamans de profiter d’un matériel adapté à un accouchement physiologique.

Exit lit d’accouchement avec des étriers, ici c'est un lit normal, et une baignoire pour se relaxer. Des tentures pendent du plafond, un ballon se tient près du lit. Voici ce à quoi ressemble une « salle nature ».

Ces espaces dont sont dotées, par exemple, les maternités du CHU de Dijon, de l’hôpital de Quimper, ou de la maternité Les Bluets, permettent aux futures mamans de pratiquer un accouchement naturel ou physiologique.

Avant l’accouchement, la femme peut profiter d’une baignoire pour se relaxer pendant la dilatation du col et d’accessoires qui vont l’aider à faciliter le travail. Puis, pendant l’accouchement, la patiente est accompagnée par l’équipe médicale et trouve, avec elle, la meilleure position dans laquelle elle veut donner naissance. Car la salle nature sert à accoucher en sécurité et en étant le moins médicalisé possible. Ce qui veut dire qu’il n’y  a pas de péridurale, sauf si les contractions deviennent trop douloureuses.

Marien Mathieu est sage-femme au sein de la maternité de Quimper qui possède un espace physiologique :

« Les patientes peuvent être admises directement, une fois le diagnostic de travail mis en route, en espace physiologique. Par contre si la patiente souhaite une péridurale ou s’il existe un problème, on peut rapidement passer en salle de naissance qui se trouve à côté de la salle nature. »

Mylène et Vincent ont donné naissance à leur premier enfant dans cette salle. Un souvenir intense pour la maman d’Ewen qui a apprécié, avant tout, le fait de pouvoir être plus proche de son compagnon pendant l’accouchement :

« Au moment où le travail s’est fait plus intense et où je suis passée sur le canapé, nous nous sommes mis en position sur le côté avec les deux mains les unes en face des autres, et en fonction de l’intensité de la contraction j’appuyais plus ou moins fort contre ses mains et ça m’a vraiment aidé d’avoir cet appui-là, de sentir sa force, son contact. J’avais vraiment l’impression qu’on était tous les 2 en train de mettre au monde Ewen. »

La rédaction de La Maison des Maternelles