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Préparer son enfant à l'entrée en maternelle

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Publié le 03.04.2019 à 15h47 
(mis à jour le 09.07.2019 à 11h38)

L’entrée à la maternelle est un moment crucial qui peut être une source d’angoisses pour les parents. Voici nos conseils pour préparer cette étape avec sérénité.

L’inscription à l’école maternelle 

Le critère essentiel à remplir pour inscrire son bébé à l’école maternelle est celui de l’âge. Il faut qu’il ait 2 ans minimum le jour de l’inscription. Mais attention, l’inscrire à la mairie ne veut pas dire qu’il sera accepté à l’école maternelle qui correspond à son secteur. Effectivement, le directeur admet l’enfant en fonction du nombre de place qu’il a et de sa priorité. Les enfants prioritaires sont les enfants ayant 3 ans révolus le jour de la rentrée. Si votre enfant a moins de 3 ans, l'école l'acceptera donc uniquement si il y a de la place disponible en petite section.

Autre point important à savoir : la propreté n’est pas une obligation. L’adage « propreté = passeport pour l’école » n’est pas valable. Elle est conseillée pour que l’enfant ne se sente pas en décalage par rapport à d’autres camarades de classe. Mais globalement moins on dramatise la propreté, mieux cela va se passer. L’important est de valoriser l’enfant même s’il y a des accidents. L’école est là pour faire grandir les enfants sur ce sujet comme sur les autres.

Deux ans à la maternelle

D’après les chiffres officiels, l’école dès 2 ans concerne 11,7 % des enfants (c’est beaucoup moins qu’il y a une quinzaine d’années). Il y a d’une part, les enfants nés en fin d’année qui entrent à l’école à 2 ans et demi et d’autre part, ceux qui entrent vraiment à 2 ans.

Entre 2 ans et demi et 3 ans, l’enfant commence à avoir un langage plus installé, il arrive à se tourner vers les autres, il est moins centré sur lui-même et peut donc entrer en maternelle.

L’école maternelle et son impact pour l’enfant

Le personnel des écoles maternelles voit souvent de petites différences entre les enfants issus des crèches et les enfants qui ont été gardés par la nounou ou à la maison. Les enfants qui ont été à la crèche seront souvent moins inquiets et vont mieux percevoir les codes de l'école, comme rencontrer de nouvelles personnes ou obéir à des règles de communauté. 

Pour ceux qui n’ont pas vécu en collectivité c’est une première confrontation avec les autres. Dans tous les cas, à l’école, c’est le groupe qui prime et pas l’enfant. On ne s’occupe plus exclusivement d’un petit comme à la crèche ou avec la nounou. Le matériel, la disponibilité des adultes sont à partager et cela nécessite une adaptation.

Préparer son enfant à la rentrée

Afin d’envisager la rentrée et de faire passer le cap à son enfant, il faut le préparer au mieux. Il ne faut pas l’effrayer mais lui expliquer les choses.

La plupart des directeurs d’école maternelle reçoivent les parents et l’enfant quelques mois avant la rentrée des classes. Cela permet au futur écolier de découvrir ce nouvel environnement et de s’y familiariser. Visiter l’école maternelle peut être une bonne manière pour l’enfant de la découvrir et de moins l’appréhender.

Il faut aussi lui expliquer les choses positives qu’il va pouvoir faire à l’école, et ne pas lui cacher les difficultés. On peut lui expliquer par exemple que la maîtresse aura la charge de tout un groupe d’enfants et qu’il faudra patienter pour qu’elle s’occupe de lui, mais que, d'un autre côté, il trouvera sûrement dans ce groupe d'enfants plusieurs amis avec qui partager des jeux. 

Et les parents, sont-ils prêts ?

Pour les parents aussi, cela peut être un cap à franchir. Au niveau de l’alimentation, de la propreté ou de la sieste, ils peuvent être inquiets de confier leur enfant. Car le fonctionnement d'une école est bien différent de celui d'une crèche ou de la maison, comme l'explique Isabelle Daneyrol, directrice de l’école maternelle de Reuilly à Paris (XII) :

« L’école n’est pas là pour contrarier les enfants et en même temps elle n’est pas là pour s’adapter à chaque particularité. Chez nous par exemple on ne parle plus de sieste, mais plutôt de temps calme. S’il ne dort pas, l’enfant pourra se relever et retourner en classe auprès de la maîtresse. Il y a toujours des exceptions mais entre 2 et 3 ans, 95 % des enfants font une sieste. Une journée d’école c’est plus fatigant qu’une journée avec sa maman. Il y a du bruit, des contraintes, des rythmes. Le temps calme permet de se ressourcer, il n’y a pas d’obligation de dormir à poings fermés. »

La rédaction de La Maison des Maternelles