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Omicron : le point pour les femmes enceintes et les enfants

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Publié le 03.01.2022 à 12h38 
(mis à jour le 03.01.2022 à 12h46)

La cinquième vague touche désormais l’ensemble de la France. LMDM fait le point sur la situation pour les femmes enceintes et les enfants.

Pour les enfants

Depuis le 15 décembre 2021, les enfants de 5 à 11 ans à risque de forme grave de Covid-19 et ceux vivant dans l’entourage de personnes immunodéprimées peuvent être vaccinés contre le Covid-19. Depuis le 22 décembre 2021, tous les enfants de 5 à 11 ans peuvent être vaccinés. Dr Arnault Pfersdorff, pédiatre, explique :

« Certains parents veulent anticiper et vont faire vacciner leur enfant. D’autres se tournent vers leur pédiatre, car il y a un contrat de confiance qui existe avec ce médecin. C’est ce que j’invite les parents à faire dans cette période d’incertitude : parler avec votre médecin pour voir s’il y a une pertinence ou pas à faire le vaccin. »

Plusieurs pays ont déjà autorisé la vaccination de tous les enfants de 5 à 11 ans dont Israël, le Canada et les États-Unis. Plus de 7 millions d’injections ont été réalisées sur des enfants de moins de 12 ans. Et les données de pharmacovigilance sont rassurantes : sur 7 millions de doses administrées, le CDC (équivalent de notre Agence nationale de sécurité du médicament) a rapporté seulement 3 000 évènements indésirables dont 97% n’étaient pas graves.

Côté école, Jean-Michel Blanquer a dévoilé hier soir un nouveau protocole : désormais, si un cas positif au Covid est détecté dans une classe, tous les autres élèves devront faire trois tests en quatre jours pour rester à l’école. « Quand la famille fera le premier test, elle recevra en pharmacie deux autotests gratuits, pour que les élèves se testent à nouveau à la maison à J + 2 et à J + 4. Les parents devront attester par écrit que les tests ont bien été faits et qu’ils sont négatifs. » a précisé le ministre au journal Le Parisien. 

Pour les femmes enceintes

Les femmes enceintes sont considérées comme une population à risque. Anna Roy, sage-femme, précise :

« Les femmes enceintes sont particulièrement à risque car elles ont des modifications immunitaires, des modifications cardio-pulmonaires et elles ont un volume utérin qui grossit, et qui vient comprimer la cage thoracique. »

Depuis le 3 avril 2021, toutes les femmes enceintes sont prioritaires, à partir du 2e trimestre de grossesse, pour accéder à la vaccination avec un vaccin à ARNm. Par ailleurs, Anna Roy explique : 

« Une étude, coordonnée par l’AP-HP est sortie récemment : elle montre (pour les femmes infectées par le Covid-19) qu’il y a plus de prématurité induite -c’est-à-dire qu’on sort les enfants avant pour soigner les mères- mais aussi plus de prématurité spontanée, de problème de pré-éclampsie… »

Concernant la vaccination et l’allaitement, Anna Roy précise que cela ne pose aucun problème.

La rédaction de La Maison des Maternelles