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Parole d'expert

Mon bébé a un RGO et les nuits sont très difficiles

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Publié le 30.04.2021 à 15h30 
(mis à jour le 30.04.2021 à 15h41)

Votre bébé souffre d'un reflux gastro-oesophagien, rendant son sommeil très perturbé ? Suivez les conseils du Dr Pfersdorff.

Le sommeil est une préoccupation majeure pour les jeunes parents, et pour cause ! Les jeunes parents ont en moyenne 4h et 44 minutes de sommeil par nuit pour la première année de bébé… Pour vous aider à répondre à toutes vos interrogations, suivez les conseils du docteur Arnault Pfersdorff, notre pédiatre, dans notre série spéciale SOS Sommeil. Ce soir, Julien, papa de Lucas, 3 mois et souffrant d'un RGO, ou reflux gastro-oesophagien, nous demande :

« J'ai l'impression que le RGO de Lucas n'aide pas du tout à sa qualité de sommeil. Les nuits sont très difficiles, vous avez des conseils ? » 

La réponse du Dr Pfersdorff

Il faut faire déjà attention au sur-diagnostic du RGO, en particulier les parents qui vont sur internet -et on peut le comprendre- et font presque seuls un diagnostic de RGO. Le RGO c’est vraiment le médecin qui va faire son diagnostic avec des examens complémentaires si besoin. Le RGO peut être confondu avec une agitation intense, ce n’est pas la même chose.

Un RGO peut évidemment avoir un impact sur le sommeil, même si cela ne devrait pas être le cas. Cela veut dire qu’il n’est pas pris en charge comme il faut. Vers l’âge de 6, 7 mois, l’enfant n’a pas encore une motricité très développée, mais il commence à se retourner, ça c’est une bonne chose. Il va commencer à tenir assis, vers 8, 9 mois. Et avec l’acquisition de cette position assise, il y aura moins de RGO, moins de reflux, et donc il y aura un impact moins important sur le sommeil. Mais encore une fois, s’il y a des troubles du sommeil à cause d’un RGO vrai et confirmé, il faut vérifier avec votre médecin que le traitement et la prise en charge sont adaptés, le type de lait, la fréquence, le couchage, le portage, la fluidité du lait… Et bien sûr, dans certains cas, il y a un traitement à adopter.

La rédaction de La Maison des Maternelles