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Ma première fois

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Publié le 17.11.2021 à 12h00 
(mis à jour le 17.11.2021 à 12h05)

Chloé, 20 ans, nous raconte sa première fois.

La première fois est un sujet qui questionne beaucoup les adolescent.es. Pour Chloé, 20 ans, parler de sexualité n’était pas quelque chose de tabou, notamment avec ses ami.es. La parole est libre, cependant, par pudeur, elle n’en parle pas avec ses parents. La jeune fille découvre aussi la sexualité via la pornographie vers l’âge de 13 ans. Cependant elle sait que ces images ne correspondent pas à la réalité qu’elle attend :

« J’aspirais à quelque chose de beaucoup plus doux, avec quelqu’un avec qui il y aurait de l’amour. »                                                                   

Finalement, Chloé aura sa première fois à 17 ans, avec une fille :

« La toute première je l’ai vécue avec une fille, ma première copine, j’avais 17 ans. C’est une expérience qui s’est très bien passée. Ça avait duré toute une après-midi car il y avait une phase de découverte. C’était la première fois pour l’une et l’autre qu’on était nues. Il y avait beaucoup de douceur et de respect. On n’était pas dans une idée d’avoir du plaisir, mais plutôt : « On a du désir et on prend le temps de se découvrir. »

Une première expérience dans le respect et la découverte pour Chloé et sa conjointe. Suite à cela, Chloé vivra une « seconde » première fois, avec un homme :

« J’ai tendance à dire que j’ai eu 2 premières fois, puisque c’était avec une femme puis un homme. Le contexte était plus ou moins le même : j’étais très amoureuse, le respect et la confiance étaient là. »

Finalement, Chloé gardera un très bon souvenir de ses « deux » premières fois. Elle pense que cela l’aide à avoir une sexualité épanouie aujourd’hui :

« Je suis super contente et reconnaissante envers ces personnes. Actuellement avec mon compagnon, on a une sexualité très épanouie, car on a posé les bases dès notre première fois ce qu’on attendait de l’un et l’autre dans notre vie sexuelle, c’est-à-dire du respect, de la confiance. S’il y a un problème, on se le dit, on ne fait rien qui pourrait nous mettre mal à l’aise ou mal. Et si cela arrive, on en parle.»

Aux personnes qui envisageraient aujourd’hui leur première fois, Chloé conseille :

« Il faut prendre son temps, ne pas se sentir stressé.e ou speedé.e par ce qu’on voit dans les réseaux sociaux notamment ou les films. Il y a beaucoup de personnes qui veulent expérimenter la sexualité très jeunes, sans être forcément prêts. Je leur dirais de s’assurer de se sentir prêt, que la personne en face se sente prêt.e aussi et de ne rien faire qui pourraient les mettre en danger ou mal à l’aise. S’il y a un problème sur le moment, si d’un coup on n’a plus envie, le dire sans stresser. »

Quel que soit le moment où l’on explore sa sexualité, il est primordial de parler de la notion de consentement : le sien, mais également celui de l’autre. 

La rédaction de La Maison des Maternelles