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Limiter les risques de handicap avec l’acide folique

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Publié le 26.11.2020 à 16h59 
(mis à jour le 01.12.2020 à 11h38)

Des parents d’enfants atteints de Spina Bifida demandent plus d’informations sur la prise de vitamine B9 en amont de la grossesse, afin de limiter les risques de malformation du fœtus.

Des regrets. C’est ce que ressentent les parents d’enfants atteints de Spina Bifida interrogés. Regrets de ne pas avoir été assez informés de l’existence de cette pathologie qui cause des handicaps à leur enfant. Ainsi, à sa naissance, Clément a directement du être opéré, comme le raconte Guenola, sa mère :

« Clément est né à Bordeaux et a été opéré dans les 2 heures qui ont suivi sa naissance. Puis quelques mois plus tard pour lui poser une valve pour l’hydrocéphalie. »

Le petit garçon, âgé aujourd’hui de 2 ans, est atteint d’un Spina Bifida. Une pathologie qui touche, en France, une grossesse sur 1000. Elle va s’installer au tout début de la grossesse, quand la mère n’est parfois même pas encore au courant qu’elle est enceinte. Puis, cette pathologie va engendrer des risques de malformation embryonnaire, et de handicap. À l’image de Clément qui doit subir des sondages urinaires toutes les 4 heures et qui doit souvent être hospitalisé ou se rendre à des consultations avec des spécialistes.

Commencer au moins 1 mois avant la conception

Pour éviter et limiter les risques, une prise d’acide folique, ou vitamine B9, en amont de la grossesse, serait la solution, comme l’explique le docteur Thierry Harvey, chef de service à la maternité des Diaconesses :

« La prévention doit se faire avec la prise d’acide folique un minimum un mois avant la conception. Le rêve que partagent tous les professionnels de l’obstétrique et de l’anténatal serait que toute femme souhaitant mettre en route une grossesse ait un apport correct d’acide folique précédant la conception. »

L’apport plusieurs semaines en amont de la conception, permettrait de limiter les risques de Spina Bifida de près de 72 %. Benjamin, père de Clément souhaiterait donc qu’il y ait d’avantage d’information sur cette pathologie et surtout sur la prise d’acide folique :

« Il n’y a pas du tout de prise de conscience et de politique de santé sur l’acide folique comme il peut y en avoir sur d’autres vitamines ou médicaments. Je pense que ça devrait être beaucoup plus connu et que les femmes, comme les hommes devraient savoir que s’ils veulent un enfant, c’est le moment de prendre de l’acide folique. »

Elia Dahan