france.tv

Les réseaux sociaux à l’assaut des enfants

2 min de lecture
Publié le 04.06.2021 à 12h23 
(mis à jour mercredi dernier à 12h36)

Adam Mosseri, le patron d’Instagram, l’a annoncé : une version de la célèbre application réservée aux moins de 13 ans pourrait voir le jour.

Une version censée « protéger les enfants »

En théorie en effet, l’application est aujourd’hui interdite aux moins de 13 ans. Sauf que beaucoup d’enfants plus jeunes l’utilisent déjà. La solution selon Adam Mosseri ? Créer une version pour enfants, avec une possibilité d’avoir un contrôle parental, qui n’existe pas aujourd’hui sur Instagram. Cette version est donc censé apporter plus de protection aux enfants. Mais cela ne risque-t-il pas de créer une dépendance à Instagram de plus en plus jeune ?

Amnesty International monte au front

Amnesty International a réagit vivement en expliquant que cela ne pouvait pas être une solution pour protéger les enfants des réseaux sociaux. Ils expliquent qu’en faisant accepter aux enfants inscrits sur Instagram des conditions d’utilisation opaques, Facebook pourra collecter une grande quantité de données sur les enfants, les bombarder de publicités ciblées…

L’objectif -à peine caché- du réseau social : que les enfants deviennent des consommateurs croissants d’Instagram. Benjamin Muller, notre journaliste, explique :

« Ce qui nous rend accro, les rendra accro : ce qui fait de nous des produits marchands, fera de même pour les enfants. »

72 millions de données collectés avant 13 ans

Selon un rapport sur l’intelligence artificielle publié par les Nations Unies et cité par Amnesty International, 72 millions de données sont collectés sur chaque enfant par des entreprises de publicité, avant leur 13 ans.

Les données collectées sur nos enfants sont déjà un combat perdu, mais il y a un combat que l’on peut encore gagner, comme l’explique Benjamin Muller :

« On peut préserver nos enfants sur le temps de cerveau disponible, la protection de leur vie privée… Plus tard ils s’inquièteront du nombres de likes qu’ils ont, mieux ça sera ! »

La rédaction de La Maison des Maternelles