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Les méthodes médicales pour déclencher l'accouchement

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Publié le 26.06.2020 à 12h41 
(mis à jour le 01.07.2020 à 15h53)

Les accouchements déclenchés représentent un peu plus d’une naissance sur 5 en France. Comment cela se déroule-t-il ? La réponse d’un gynécologue. 

Les techniques de déclenchement ne sont pas les mêmes selon les cas, il faut d’abord évaluer l’état du col de l’utérus. 

Si le col est bien ouvert 

Si le col de l’utérus est déjà bien ouvert, ramolli et raccourci, et que la tête du bébé appuie bien, la femme qui accouche est directement placée en salle de travail. On lui administre une péridurale, puis sa poche des eaux est rompue et on lui pose une perfusion d’ocytocine. Cette hormone permet la dilatation du col de l’utérus, elle déclenche les contractions et permet l’accouchement. 

L’accouchement déclenché peut être plus douloureux car les contractions créées artificiellement sont plus violentes que des contractions naturelles, c’est pourquoi on pose forcément une péridurale avant la perfusion d’ocytocine. 

Si le col est fermé 

Dans ce cas, l’ocytocine sera beaucoup moins efficace, il existe donc une autre technique que nous présente le Dr Jonathan Cohen, gynécologue obstétricien :

« On va d’abord proposer soit un traitement local par prostaglandine sous forme de tampon ou gel, soit une méthode physique par introduction d’un ballonnet à travers le canal cervical. Le but de ce traitement est de provoquer une modification du col utérin afin de passer à l’étape suivante, la perfusion d’ocytocine. Cette étape préliminaire est appelée « maturation du col de l’utérus » ou « maturation cervicale ». C’est une technique efficace mais qui peut être longue. C’est parfois mal vécu par les patientes, mais il faut garder à l’esprit que nous souhaitons faire le maximum pour éviter une césarienne. »

Car malheureusement, si le déclenchement échoue, l’équipe médicale devra choisir un recours à une césarienne : 

« Il faut se dire qu’on aura tenté le tout pour le tout. Certaines patientes peuvent reprocher à l’équipe de leur avoir fait subir des heures, voir des jours d’attente pour finalement avoir une césarienne. Mais on ne peut jamais savoir à l’avance. En obstétrique, il faut être patient. »

La rédaction de La Maison des Maternelles