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Les étudiants, victimes collatérales du covid-19

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Publié le 27.01.2021 à 13h47 
(mis à jour le 04.02.2021 à 18h08)

Isolés, déprimés, fauchés… La plupart des étudiants subissent, depuis le début de la crise sanitaire, une situation de détresse et de souffrance. Des initiatives se mettent en place pour leur venir en aide.

Ils sont plus d’1 étudiant sur 10, en France, à avoir eu l’idée de mettre fin à leurs jours au moins une fois lors du premier confinement. Cette réalité effrayante, communiquée par l’Unesco le 22 janvier dernier, met en exergue la détresse psychologique que subissent actuellement les étudiants, comme l’a rappelé Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco :

« Les fermetures prolongées et répétées des établissements d’enseignement font payer un tribut psychosocial croissant aux élèves, augmentant les pertes d’apprentissage et le risque d’abandon, et touchent de manière disproportionnée les plus vulnérables. »

Un constat que dresse également Sandrine Rousseau, vice-présidente de l’université de Lille :

« Il y a des étudiants qui sont enfermés dans une chambre de 9m2 depuis le mois de mars. C’est inhumain comme traitement. On les soutient psychologiquement déjà parce qu’on a des psychologues. Mais on n’en a pas tant que ça. On a 3 à 4 postes ce qui n’est pas suffisant pour l’ensemble des besoins. »

Besoin des aides alimentaires pour survivre

Les plus vulnérables sont les étudiants les plus précaires qui, privés des petits boulots qui leur permettaient de financer leur quotidien, se retrouvent à avoir des difficultés pour se nourrir, comme en témoigne Yanis, étudiant :

« Je n’ai pas de ressource et rien avec moi. Je survis juste avec 30 euros. J’aimerais que le Covid passe pour que je puisse reprendre le boulot. »

Les universités essayent donc de s’organiser depuis bientôt un an en mettant en place des systèmes de distribution alimentaire, d’écoutes…. Comme en témoigne Sandrine Rousseau :

« Il y a tout un tas d’étudiants que l’on n’avait pas l’habitude de voir dans l’action sociale et dont on s’aperçoit qu’ils ne vont pas bien du tout. C’est pour cela que l’on a ouvert grandes les vannes de l’aide sociale avec des aides directes de 200, 500 ou 1000 euros. Et l’on a 1300 ordinateurs que l’on a prêté gratuitement sur toute l’année. Et on a des cartes alimentaires pour aller faire les courses et pour qu’ils puissent aller manger sans craindre pour leur fin de mois. »

Trois promesses présidentielles

Lors de son allocution, jeudi 21 janvier, Emmanuel Macron a promis que des mesures allaient être mises en place pour aider les étudiants, autour de 3 grandes annonces :

  • Retour des cours en présentiel une fois par semaine.
  • Accès pour l’ensemble des étudiants à deux repas par jour à 1€ le repas dans les restos universitaires.
  • Création d’un « chèque psy » à partir du 1er février pour que les jeunes en situation de mal-être puissent consulter un psychologue et avoir accès aux soins.
La rédaction de La Maison des Maternelles