france.tv

Les députés votent la pérennisation et le développement des maisons de naissance

3 min de lecture
Publié le 26.10.2020 à 13h12 
(mis à jour le 27.10.2020 à 11h35)

8 maisons de naissance étaient testées "à titre expérimental" depuis 5 ans en France. Le texte voté vendredi dernier par l’Assemblée prévoit leur pérennisation, ainsi que la création de 12 nouvelles structures. 

C'est une victoire pour les défenseur.seuses des maisons de naissance. Après le rapport remis au gouvernement en janvier 2020 qui faisait état du bilan positif des 8 structures existantes depuis 2015, leur pérennisation est aujourd'hui actée. Mieux, 12 nouvelles structures vont voir le jour d'ici 2 ans, portant à 20 leur nombre sur le territoire.

Qu’est ce qu’une maison de naissance ?

Alternative aux maternités classiques, les maisons de naissance sont des lieux d’accueil, de suivi de grossesse et d’accouchement. À la différence des maternités ou hôpitaux, les maisons de naissance sont gérées uniquement par des sages-femmes, qui y pratiquent des accouchements physiologiques. 

Un des avantages des maisons de naissance est le suivi personnalisé de la grossesse : une sage-femme référente réalise le suivi médical et l’accompagnement pendant toute la grossesse. La sage-femme connaît donc le projet de naissance des parents et c’est elle qui sera là le jour de l’accouchement.

La maison de naissance : quelles conditions ?

Les critères d'éligibilité de suivi dans une maison de naissance sont fixés en fonction des critères de grossesse à bas risques définis par la Haute Autorité de Santé (HAS), à savoir :

  • La grossesse se déroule bien et ne présente aucun risque particulier,
  • La future maman attend un seul bébé, et non des jumeaux,
  • La future maman n’a jamais eu de césarienne,
  • La grossesse s’est déroulée normalement et est arrivée à terme,
  • Le bébé se présente par la tête,
  • Le travail débute spontanément, avant 42 semaine d’aménorrhée,
  • La maman et le bébé supportent bien le travail d’accouchement qui évolue de manière physiologique.

Pour développer ces maisons, le ministre de la santé, Olivier Véran, a insisté sur la notion de « sécurité sanitaire ». Un amendement souligne ainsi que ces structures doivent se trouver à « proximité immédiate » d’une maternité partenaire, afin de permettre un transfert urgent en cas de problème durant l’accouchement. Plusieurs députés ont salué le développement de ces maisons, permettant aux femmes de choisir le type d’accouchement qu'elle souhaite.

La rédaction de La Maison des Maternelles