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Le relais parental : confier son enfant pour se faire aider

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Publié le 27.06.2019 à 15h13 
(mis à jour le 25.07.2019 à 15h38)

Ce dispositif permet à des parents en difficulté de confier leur enfant à une structure, le temps de se remettre sur pieds.

Plus qu’une crèche ou que n’importe quelle structure d’accueil pour les enfants, le relais parental est une véritable « béquille » pour les parents en difficulté. Hospitalisation, chômage, conflits familiaux… Ce dispositif permet aux parents qui traversent un coup dur de confier leur enfant à un relais parental.

Ces structures peuvent accueillir 24 heures sur 24, et 7 jours sur 7, des enfants de 0 à 18 ans, et des fratries entières si besoin. Selon La Croix Rouge, il n’en existe que 10 en France actuellement, dont 5 gérées par l’association. Pauline Ghemri est directrice des 2 relais Coup d’Pouce 92, qui peuvent chacun accueillir jusqu’à 14 enfants. Elle explique leurs missions :

« La structure est là pour préserver les enfants dans une situation de crise à la maison. Qu’elle soit financière, matérielle. Parfois c’est aussi une crise du couple parental et il y a, alors, un besoin de mettre les enfants à l’écart et à l’abri de ça. Et c’est aussi l’occasion de donner du temps aux parents. Quand les enfants arrivent, ils sont mis à l’abri. Les parents peuvent alors se rendre disponibles pour autre chose. »

Quand ils se rendent aux relais parentaux, les enfants sont maintenus dans leur environnement social habituel. Ils iront à la crèche, à l’école, au club de sport, comme à leur habitude, le tout pris en charge par la structure. Le relais veut également conserver le lien parental quand cela est possible et permet aux enfants d’aller visiter leur parent à l’hôpital, d’avoir un contact téléphonique, ou, par exemple, aux parents qui travaillent de nuit, de venir embrasser leur enfant avant le coucher.

Sarah est mère célibataire et élève seule sa fille Abigaël, 2 ans, depuis sa naissance. Pour trouver un emploi, et se dégager du temps, elle a confié son enfant à Coup d’Pouce 92, qui s’en occupe 3 journées par semaine pendant 4 mois :

« Cela m’a soulagé et remis dans les rails. Cela m’a vraiment permis de me reposer, de chercher du travail, de me remettre à niveau sur plein de choses. Donc Coup d’Pouce m’a aidé et déchargé. »

La rédaction de La Maison des Maternelles