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Le ministère de l’Éducation reconnaît des droits aux élèves trans à l'école

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Publié le 01.10.2021 à 16h59 
(mis à jour le 01.10.2021 à 17h09)

Dans une circulaire parue jeudi, le ministère de l’Éducation nationale reconnait les droits des élèves transgenres et fixe des règles pour les protéger.

Le ministère de l’Éducation nationale a publié jeudi un texte visant à mieux accompagner les élèves trans à l’école. Cette circulaire, parue au Bulletin officiel est intitulée « pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire »

« L’école, en tant que service public fondé sur les principes de neutralité et d’égalité, se doit d’accueillir tous les élèves dans leur diversité et de veiller à l’intégration de chacun d’eux, avec pour ambition de leur permettre de réussir leur parcours scolaire», annonce d'emblée le document.

Selon le texte, « la transidentité est un fait qui concerne l’institution scolaire. Celle-ci est en effet confrontée, à l’instar de leur famille, à des situations d’enfants – parfois dès l’école primaire – ou d’adolescents qui se questionnent sur leur identité de genre»

Le ministère tente de fixer un cadre pour les directeurs d’établissements et les enseignants, notamment pour accompagner les demandes des enfants transgenres : changement de prénoms et pronoms, normes vestimentaires, usages des lieux comme les WC, vestaires, etc. 

Concernant le prénom notamment, si l'élève est mineur, lorsque la demande est faite avec l’accord des deux parents, « il s’agit alors de veiller à ce que le prénom choisi soit utilisé par l’ensemble des membres de la communauté éducative » précise le texte. Cependant, même si cette circulaire est un début, des associations pointent déjà les manquements de celle-ci. Gabrielle Richard, sociologue du genre s’est exprimée sur Twitter : si elle salue le fait que ces questions soient abordées par l'Éducation nationale, elle souligne que le fait d’avoir à demander l’accord des deux parents pour utiliser les prénom et pronom de l’élève est problématique, en raison d’un taux de « violences intrafamiliales élevé » chez beaucoup de jeunes trans, rendant donc cette condition impossible à tenir.

La rédaction de La Maison des Maternelles