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La procréation médicalement assistée (PMA)

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Publié le 02.04.2019 à 19h05 
(mis à jour le 03.10.2019 à 10h30)

 FIV, insémination artificielle ou accueil d’embryon : les techniques permettent, chaque année, à près de 24 000 enfants de naître.

Qu’est-ce-que la PMA ?

Le 25 juillet 1978, Louise Brown vient au monde au Royaume-Uni. Sa naissance va signer le début d’une révolution pour des milliers de couples. Conçue par fécondation in vitro (FIV) cette petite Britannique est le premier « bébé éprouvette » au monde. C’est le lancement de la procréation médicalement assistée (PMA). Cette terminologie concerne, aujourd’hui, un ensemble de techniques médicales qui peuvent être proposées à des couples qui ont des difficultés à avoir un enfant naturellement.

En France, en 2018, 1 enfant sur 30 (soit 3,4 %) est conçu par une technique d’aide à la procréation, comme le rappelle l’Institut national des études démographiques (Ined). Les chances de grossesse varient de 10 à 22 % selon la technique et le profil de la patiente, comme l’explique l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

À qui s’adresse-t-elle ?

L’Assemblée nationale a voté ce vendredi 27 septembre 2019 l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Auparavant réservée aux couples hétérosexuels, la PMA est aujourd'hui élargie aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires et remboursée par la Sécurité sociale.

La personne ou le couple souhaitant recourir à le PMA doit consulter un médecin spécialisé en fertilité, qui l'informera sur les techniques mises à leur disposition et les demarches à suivre.

Les différentes techniques

  • FIV

La fécondation in vitro est, désormais en France, la technique la plus utilisée, vu qu’elle représente 70 % des enfants conçus par PMA, comme l’indique l’Ined. Une FIV se déroule en laboratoire. Là, des spermatozoïdes sont mis en contact avec un ovule pour qu'il y ait une fécondation et ainsi former un embryon qui sera ensuite transféré dans l’utérus de la mère.

  • L’insémination artificielle

La fécondation a lieu normalement à l’intérieur du corps de la femme. L’insémination artificielle consiste à déposer les spermatozoïdes dans l’utérus pour faciliter la rencontre avec l’ovule. 

  • L’accueil d’embryon

C’est la technique la moins utilisée en France. Elle représente 0,01 % des naissances issues d'une PMA, soit 25 à 30 enfants chaque année, selon l'Ined. Elle s’adresse aux conjoints qui présentent chacun un problème de stérilité ou un risque de transmission d’une maladie génétique au bébé. L’embryon d’un couple de donneurs anonymes est alors transféré dans l’utérus de la maman.

Comment est-elle prise en charge ?

Tous les actes de PMA sont pris en charge par l’Assurance maladie, avec un maximum de :

  • une seule insémination artificielle par cycle, avec un maximum de six pour obtenir une grossesse ;
  • quatre tentatives de fécondation in vitro pour obtenir une grossesse.

La PMA pour toutes, enfin !

La procréation médicalement assistée étant avant interdite en France aux femmes célibataires et aux couples lesbiens, ces derniers devaient se tourner vers l'étranger pour essayer de concevoir un enfant, par PMA ou GPA (gestation pour autrui).  C'est le parcours d'Amélie et Annick : les deux femmes, mariées, ont pu avoir accès à la PMA en Espagne. C'est Annick qui a porté leur bébé, suite à une insémination artificielle.

La France a finalement enfin voté l'ouverture de la PMA pour toutes : un pas essentiel vers l'égalité.

à noter

La PMA peut être un parcours long et difficile pour les futurs parents. N'hésitez pas à vous faire aide par un psychologue si vous ressentez des difficultés. Il existe aussi de nombreuses associations vers lesquelles vous pouvez vous tourner, comme MAIA ou le collectif BAPM.
La rédaction de La Maison des Maternelles