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La prise en charge médicale d’une fausse couche, comment ça se passe ?

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Publié le 02.07.2020 à 12h06 
(mis à jour le 02.07.2020 à 14h28)

Chaque année, en France, 200 000 grossesses se terminent par une fausse couche. Notre spécialiste nous parle de la prise en charge médicale des patientes vivant cet évènement difficile. 

Dès l’arrivée des premiers symptômes, il faut faire appel à une assistance médicale. Pour rappel, ces symptômes sont : douleurs dans le bas du dos, pelviennes, ou au niveau de l’abdomen, accompagnées de saignements vaginaux abondants ou légers, ininterrompus ou irréguliers, de couleur rouge vif ou légèrement brunâtre.

Ensuite, une échographie pelvienne est nécessaire pour déterminer qu’il s’agit bien d’une fausse couche. Dans certains cas il n’y a pas de traitement particulier, comme nous l’explique la Dr Marie Bornes, gynécologue obstétricienne : 

« Parfois la nature fait son travail, les saignements commencent et l’utérus se contracte, donc on laisse la nature faire. »

Dans ce cas l’utérus se vide tout seul, la grossesse est achevée. Une échographie de contrôle est tout de même réalisée plusieurs jours après la fausse couche pour s’assurer qu’il n’y a plus rien dans l’utérus. 

Grossesse inachevée 

D'autres fois, la grossesse est arrêtée mais l’embryon est toujours présent. Il doit donc y avoir un traitement médical, qui peut se faire de deux façons selon les cas : 

  • Un traitement médicamenteux

Il s’agit d’une molécule qui s’appelle le micorprostrol, qui provoque des contractions de l’utérus et fait évacuer l'embryon. Son expulsion a lieu quelques heures après la prise du médicament, mais des saignements peuvent avoir lieu durant quelques jours après celle-ci. Tout comme dans le premier cas, une échographie est ensuite réalisée pour s’assurer que l’utérus est vide. 

  • Une intervention chirurgicale 

« S’il ne se passe rien ou si la grossesse a été arrêtée à plus de huit semaines, c’est-à-dire que l’œuf est trop gros, alors il y a un risque d’hémorragie. On va alors proposer ce qu’on appelle une aspiration endo-utérine, au bloc opératoire, pour éviter justement qu’il y ait des soucis hémorragiques. »

Tout comme lors d’un avortement chirurgical, cela consiste en une aspiration de l’œuf présent dans l’utérus. Cela dure une vingtaine de minutes et se déroule dans un bloc opératoire sous anesthésie locale (seul le col est endormi) ou générale. C’est le médecin qui déterminera, avec vous, le mode d’anesthésie le mieux adapté à votre situation.

Quel que soit le traitement que subissent les femmes qui vivent une fausse couche, une prise en charge psychologique pourra être envisagée afin de les aider dans cet difficile étape

La rédaction de La Maison des Maternelles