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La pandémie menace le droit des filles et des femmes dans le monde

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Publié le 09.03.2021 à 15h33 
(mis à jour le 10.03.2021 à 09h27)

Depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19, les droits des filles et des femmes reculent dans le monde selon l’Unicef : déscolarisation, augmentation des mariages forcés, moins d’accès à la contraception…

La crise sanitaire du Covid-19 a des répercussions désastreuses sur les droits des filles et des femmes dans le monde. Les plus touchées sont celles qui vivent dans des pays à revenu moyen ou faible.

7 millions de grossesses non-désirées

Ainsi l’Unicef alarme sur le fait que 47 millions de femmes n’auraient plus accès aux moyens de contraception. Une situation due aux nombreuses fermetures de services de santé et aux restrictions imposées par la pandémie.Cela laisse envisager 7 millions de grossesses non-désirées .

Augmentation des mariages forcés

La pandémie menace également l’intégrité physique des femmes qui seraient davantage exposées aux violences basées sur le genre, telles que les mutilations génitales féminines, comme le rapporte le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance.

La crainte de l’Unicef est grande en ce qui concerne les mariages forcés. Du fait de la déscolarisation – 743 millions de filles ont vu leur scolarité interrompue- de la conjoncture économique ou du décès des proches en raison de la pandémie, les facteurs sont réunis pour qu’on connaisse un boom des mariages forcés. L’Unicef prédit 10 millions de mariages d’enfants dans les 10 prochaines années. Ils viennent s’ajouter aux 150 millions de cas déjà prévus sur cette période.

Rouvrir les écoles 

Pour éviter ce désastre, la directrice générale de l’Unicef, Henrietta Fore, a appelé les gouvernements internationaux à prendre de rapides mesures, dans un communiqué :

« Il faut prendre des mesures immédiatement pour limiter les conséquences sur les filles et leurs familles. En rouvrant les écoles, en assurant l’accès aux soins et aux services sociaux et en appliquant des lois et des politiques adéquates nous pouvons réduire le risque de voir le mariage voler l’enfance d’une jeune fille. »

La rédaction de La Maison des Maternelles