france.tv

La marche : les premiers pas du bébé

6 min de lecture
Publié le 04.04.2019 à 16h30 
(mis à jour le 19.04.2019 à 11h37)

L’acquisition de la marche est une étape clé dans la vie du nourrisson. Allongé, assis, à genoux, à quatre pattes… Le bébé doit franchir des étapes avant de se lancer dans la marche.

Il faut savoir, qu’en moyenne, la marche s’acquiert autour de 13 mois. La fourchette classique est entre 11 et 15 mois

Avant de tenter la marche, il faut s’assurer du bon développement global du bébé. C’est le moment de regarder comment il se déplace, s’il a trouvé des stratégies pour aller d’un objet à l’autre, en s’aidant de points d’appuis. Si l’enfant ne se meut pas du tout, il faut commencer à s’inquiéter. 

Pour un bébé qui a 16 ou 17 mois et qui ne marche pas encore, les spécialistes conseillent aux parents d’aller lui faire passer un bilan moteur. Les enfants ayant des troubles de la coordination se mettent à marcher généralement plus tard que les autres. Il est donc important d’aller consulter pour pouvoir intervenir assez vite et comprendre d’où vient le retard. 

La marche, petit à petit

Dans l’apprentissage de la marche il faut aider, stimuler, mais ne pas forcer ou pousser le nourrisson. L’enfant doit prendre conscience de son corps et de son espace :

  • La première étape importante, c’est la tenue de la tête entre 2 et 4 mois. Quand il maîtrise ce geste, le bébé va pouvoir, à partir de la position plat dos, commencer à se retourner sur le côté, puis sur le ventre. 
  • La seconde phase importante est l’acquisition de la position assise. Elle se fait généralement autour du septième mois et au maximum à 9 mois. 
  • Le bébé va ensuite prendre appui sur les bras et commencer à ramper, puis il commencera à se redresser et se mouvoir à quatre pattes ! La position du quatre pattes est un moyen de déplacement asymétrique. Il permet au nourrisson d’exercer et de muscler son corps. Un entraînement idéal avant la marche.
  • Quand l’enfant passe ensuite en position à genoux, prend appui sur un support avec ses mains, et redresse une de ses jambes. Cela signifie qu’il est bien à l’aise pour faire du quatre pattes. Cette position est couramment appelée position du chevalier servant. En l’adoptant, il continue de parfaire son équilibre en basculant son poids d’un côté ou de l’autre de son corps. La plante des pieds du nourrisson est désormais en contact et en appui sur le sol, il n’a plus qu’à pousser sur sa jambe. 
  • L’enfant va se mettre debout. Il se déplace d’abord latéralement le long des meubles, cherche ensuite à lâcher un appui pour en tenir immédiatement un autre. Il peaufine son équilibre, se lâche quelques secondes et fait ses premiers pas lorsqu’il est prêt et a confiance en lui. L’enfant qui commence à marcher a souvent les bras en l’air, les jambes écartées. C’est une stratégie d’équilibre qui va s’atténuer quand il prendra de l’assurance. 

Comment accompagner la motricité de son bébé ? 

Afin d’accompagner son enfant dans l’acquisition de la marche, on peut faire des petits jeux avec lui. Dès la naissance, le parent peut lui proposer des jeux avec les mains et les pieds. Il peut aussi prendre les mains de bébé et lui faire taper des mains. Tous ces petits gestes que l’on fait naturellement vont lui permettre, grâce au toucher, de découvrir son corps et de prendre conscience de ses extrémités. Ces jeux d’éveil peuvent durer jusqu’aux 6 ou 8 mois du bébé. 

Afin de stimuler le nourrisson, le parent peut aussi lui mettre des objets dans les mains puis les replacer sur le côté. Il aura alors envie de les attraper et finira par trouver le moyen de se tourner en position latérale pour attraper le jeu. L’étape d’après ce sera de se retrouver sur le ventre. 

Il est important de laisser la liberté à l’enfant de se déplacer. Il ne faut pas que le bébé reste toute la journée dans son transat ! On le laisse libre de ses mouvements. L’important pour accompagner son enfant, c’est de lui donner l’envie de se déplacer. 

Les équipements pour l’accompagner 

Souvent, les parents vont avoir tendance à acheter des trotteurs pour leurs bébés. Les spécialistes ne sont pas tous d’accord. Un trotteur de type pousseur peut fonctionner car c’est l’enfant qui pousse et arrête le déplacement. C’est un exercice qui va lui permettre de calibrer son équilibre en fonction de l’objet. Les autres sont moins conseillés car l’enfant est suspendu et ne fait pas travailler son corps, ses muscles ou son équilibre.

Concernant les chaussures, il est conseillé de laisser l’enfant le plus longtemps possible pieds nus. En effet, le nourrisson a besoin de sentir son appui au sol car cela lui permet d’ajuster son équilibre. Bien évidemment, il faudra le chausser quand il s’aventurera en extérieur. 

La rédaction de La Maison des Maternelles