france.tv

La FIV, une solution pour les femmes souffrant d’endométriose

3 min de lecture
Publié le 07.07.2021 à 14h29 
(mis à jour le 09.07.2021 à 10h39)

Camille, 28 ans, souffre d’endométriose. Pour essayer de concevoir un bébé, elle et son conjoint se sont tournés vers la FIV.

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie qui se définit par la présence de tissu utérin en dehors de la cavité utérine. L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’utérus. Chaque mois, lors du cycle menstruel, il grossit sous l’effet des hormones, puis se désagrège et est évacué avec le sang des règles. En cas d’endométriose, l’endomètre va migrer vers d’autres organes voisins, tels que les ovaires, la vessie, le rectum…

L’endométriose peut être à l’origine de situation de stérilité comme l’indique le professeur Daraï, chef de service de gynécologie obstétrique et de médecine de la reproduction humaine à l’hôpital Tenon, à Paris :

« L’endométriose est la première cause d’infertilité actuellement en France, et la première cause du recours à l’assistance médicale à la procréation»

La FIV, une solution possible

L’endométriose, Camille, 28 ans, sait ce que c’est :

« L’endométriose, c’est quelque chose dont je souffre depuis mes premières règles, que j’ai eue à 10 ans, donc ça fait bientôt 20 ans ! »

Camille et son conjoint ont essayé de concevoir un bébé naturellement pendant 3 ans, sans succès. Ils ont donc décidé de se tourner vers la FIV. Aujourd’hui, Camille a rendez-vous à l’Hôpital Cochin pour une ponction de ses ovocytes :

« Là j’arrive à un tournant puisque j’ai fait une stimulation ovarienne, donc là c’est la ponction. »

Dr Chloé Maignien, gynécologue-obstétricienne à l’Hôpital Cochin de Paris, commence l’anesthésie locale. Elle fait tout pour que Camille ne ressente pas de douleur à la ponction. Elle explique que cette étape est cruciale :

« C’est vraiment une étape clé dans la FIV. On sait que les chances de réussite de la FIV sont vraiment conditionnées par l’âge des femmes et aussi le nombre d’ovocyte qu’on récupère le jour J. »

Le Dr Maignien commence à ponctionner les follicules : 5 sont de bonne taille, avec, explique la médecin, « possiblement un ovaire mature par follicule ». Les tubes sont envoyés directement au laboratoire. C’est là que se passe la suite : les ovocytes vont être recherchés dans le liquide recueilli, afin d'être isolés. Dr Ahmed Chargui est pharmacien biologiste à l’Hôpital Cochin de Paris, il explique :

« Si les ovocytes sont matures, ils seront inséminés, c’est-à-dire mis en fécondation in vitro avec micro-injection. »

De la ponction qu’a subie Camille, 2 ovocytes sont matures et vont donc pouvoir être fécondés. Le spécialiste explique le déroulement de cette étape :

« Là j’ai isolé un spermatozoïde, qui bouge encore. On l’immobilise, puis je vais l’aspirer par la queue, et je le stabilise dans la pipette. Puis, la pipette entre dans l’ovocyte, et le spermatozoïde y est injecté. Il y a alors 70% de chance que la fécondation se fasse. »

Puis, c’est l’attente. Dr Maignien précise :

« Camille devra revenir dans 5 jours. On fera avec elle le point sur ce qu’a donné la culture des embryons, savoir s’il y en a 0, 1 ou 2 qui ont bien évolué jusqu’à J5, et qui sont de qualité suffisante pour être utilisés. »

La rédaction de La Maison des Maternelles