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La fécondité après 40 ans augmente depuis 1980

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Publié le 11.01.2022 à 15h04 
(mis à jour le 11.01.2022 à 15h19)

Selon une étude de l’Insee, la fécondité après 40 ans est ainsi 3,4 fois plus élevée en 2019 qu’en 1980.

Ce qui est considéré comme une fécondité "tardive" -à 40 ans ou plus- augmente continuellement depuis les années 1980 en France, confirme l’étude parue ce lundi. En 2019, 42.800 bébés sont nés de mères âgées de 40 ans ou plus, ce qui représente 5,7 % des naissances. La mère avait le plus souvent 40 ans ou 41 ans. Dans les conditions de fécondité de 2019, 100 femmes mettraient donc 10,2 enfants au monde entre leurs 40 et 50 ans. Toujours dans les conditions de 2019, 100 femmes auraient au total 2,6 enfants avant 20 ans, 74,3 enfants entre 20 et 29 ans et 97,8 enfants entre 30 et 39 ans.

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À partir du milieu des années 1980, la fécondité tardive augmente continûment d’abord pour les femmes de 40 à 42 ans, puis dans les années 1990 pour celles de 43 à 45 ans, et enfin dans les années 2000 pour celles de 46 ans ou plus, notamment grâce aux progrès de la PMA. Cette hausse ininterrompue se poursuit après 2012 alors même que la fécondité diminue avant 34 ans. La remontée de la fécondité tardive est à replacer dans le mouvement général de hausse de l’âge moyen à l’accouchement depuis le milieu des années 1970. L’allongement des études, les mises en couple plus tardives, le désir d’être stabilisée dans sa vie professionnelle avant d’avoir des enfants, les remises en couple plus fréquentes et le désir d’avoir un enfant du nouveau couple ont contribué à reporter l’âge à la maternité. La médicalisation de la contraception a pu également faciliter ce report. En 2019, la fécondité tardive est ainsi 3,4 fois plus élevée qu’en 1980.

Avoir au moins un enfant en commun avec son conjoint motive une partie des naissances

Huit naissances tardives sur dix sont issues de femmes vivant en couple : cinq surviennent au sein de couples qui avaient déjà un enfant commun vivant au domicile, deux sont issues d’un couple sans enfant au domicile et une est issue d’un couple vivant seulement avec des enfants d’une union précédente, le plus souvent de la mère. Seules 1% des naissances tardives ont lieu dans un couple vivant avec les enfants d’une union précédente du père.

Pour les mères de 40 ans ou plus, un quart des bébés sont leurs premiers

Jusqu’à la fin de la trentaine, la part des premières naissances diminue avec l’âge des mères. Elle remonte à partir de 39 ans : en moyenne, en 2019, un quart des nouveau-nés sont les premiers enfants de leur mère si elle est âgée de 35 à 44 ans, et plus d’un tiers (36 %) si elle a entre 45 et 50 ans. La part des naissances de rang quatre ou plus y est aussi nettement plus élevée qu’aux âges précédents : 21 % à 40-44 ans et 22 % à 45-50 ans, contre 13 % à 35-39 ans.

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Des premières maternités tardives plus fréquentes chez les femmes cadres

C’est pour les mères cadres que les maternités tardives sont le plus souvent des premières maternités : celles-ci représentent 35 % des enfants qu’elles ont à 40 ans ou plus. Ensuite viennent les mères exerçant une profession intermédiaire (31 %), les artisanes, commerçantes, cheffes d'entreprise (29 %), celles qui sont employées (24 %) ou ouvrières (21 %), et enfin les mères sans profession (16 %).

La rédaction de La Maison des Maternelles