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La contraception naturelle est-elle fiable ?

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Publié le 26.06.2020 à 12h53 
(mis à jour le 30.06.2020 à 14h25)

De plus en plus de femmes se tournent vers des méthodes de contraception naturelle et délaissent les contraceptifs hormonaux dont elles ne veulent plus les effets secondaires. Mais est-ce vraiment fiable ? 

Certaines femmes ne supportent pas les effets secondaires des contraceptifs hormonaux ou bien ne préfèrent pas avoir de corps étranger dans le leur, et choisissent une méthode de contraception naturelle. Mais est-ce fiable ? Cela va varier d’une méthode à l’autre, mais sachez qu’aucun contraceptif, qu’il soit naturel ou non, n’est efficace à 100%. 

Toutes les méthodes de contraception dites naturelles ont en commun qu'elles visent à identifier la période de l’ovulation de manière à éviter d’avoir des rapports sexuels pendant cette périodeOn retrouve les suivantes : 

  • Le retrait,
  • La symptothermie,
  • Ogivo ou abstinence périodique,
  • La méthode Billings.

Usage idéal et usage réel 

La difficulté de mettre en place une méthode naturelle efficace pour sa contraception réside dans l’implication qu’elle nécessite. Car si l’on se base sur les méthodes les plus efficaces (Billings, Symptothermie) on peut avec une observation stricte et exigeante de ces contraceptions atteindre un taux d’échec de seulement 1%.

Néanmoins dans les faits, on est davantage sur un taux d’échec à 20%. Car elles nécessitent pour la plupart une surveillance quotidienne de son corps (glaire cervicale, température) ainsi qu’une importante cohésion de couple. Elles impliquent également des phases d’abstinence sexuelle qui peuvent être contraignantes pour certaines personnes.  

Ainsi dans l’absolu, une méthode naturelle parfaitement appliquée est presque aussi fiable qu’une méthode hormonale, mais dans la pratique, bien plus compliquée et exigeante. Elle ne convient donc pas aux femmes qui ne souhaitent pas penser à leur contraception au quotidien. 

Les questions à se poser 

Le ministère de la santé indique que 25 % femmes utilisant une méthode naturelle connaissent une grossesse lors de la première année d’expérimentation. Si l'on envisage une contraception naturelle, il est donc important de se poser les bonnes questions :

  • Est-ce que mon conjoint pourra s'investir dans la contraception, m'aider à la mettre en place et à la suivre ?
  • Suis-je prête à observer une conduite stricte par rapport à ma contraception ?
  • Les contraintes me conviennent-elles ? Sont-elles compatibles avec mon mode de vie ?
  • Connaissant le risque de grossesse inhérent à une contraception naturelle, suis-je prête à envisager une grossesse ou un IVG ?

Du côté des gynécologues, tous ne sont pas d'accord. Certains encouragent les femmes à choisir la contraception qui leur correspond le mieux, méthodes naturelles inclues, d'autres déconseillent ces méthodes et les applications sur téléphone, qui sont de plus en plus proposées pour les accompagner. Selon ces derniers, elles présentent un taux d’échec de 17 à 20 %. 

La rédaction de La Maison des Maternelles