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Parole d'expert

L’examen du troisième jour chez le nouveau-né

2 min de lecture
Publié le 24.03.2021 à 15h33 
(mis à jour le 25.03.2021 à 14h57)

De sa naissance jusqu’à ses 2 ans, votre bébé va avoir plusieurs examens médicaux et de vaccination. On fait le point sur celui du troisième jour avec notre pédiatre Arnault Pfersdorff.

L’audition

L’examen

« Depuis quelques années, c’est très important pour nous et c’est systématique dans toutes les maternités françaises : nous faisons un dépistage par oto-émissions acoustiques (OEA). On fait cela en général au deuxième ou troisième jour de l’enfant, au calme. Le principe est de mettre une sonde dans l’oreille du bébé qui va émettre des signaux très particuliers qui vont aller se répercuter sur le tympan et sur l’oreille interne. On va réenregistrer en retour la réaction d’un certain nombre de cellules. Cela fonctionne un peu comme un sonar. On voit si le retour est bon, ce qui veut dire qu’il n’y a pas d’interruption de la transmission du son. » 

examen audition

Le dépistage

« Ce genre d’examen n’est pas du tout douloureux et ne dure pas longtemps. On le fait des deux côtés. Car ainsi on cherche à dépister la surdité congénitale qui est rare : environ un cas sur 1000 accouchements. Mais l’intérêt de dépister cette surdité est de pouvoir accompagner l’enfant pour qu’il entende les sons et qu’il puisse apprendre le langage plus tard. »

La prise de sang

L’examen

« On fait cet examen entre 2 et 3 jours de vie et pas tout de suite après la naissance. Une fois qu’il a mangé, que le métabolisme est en route… En général on fait un prélèvement sur le dos de la main du bébé. On prélève quelques gouttes de sang que l’on va mettre sur un papier buvard pour remplir 6 cercles. »

Les astuces

« Maintenant on donne parfois des solutions sucrées aux nouveaux-nés. On leur donne à boire quelques minutes avant de faire la prise de sang et les enfants ne sentent plus rien. On peut aussi donner le sein ou un peu de biberon pour le calmer et qu’il ne sente rien. »

Le dépistage

« Le papier buvard est ensuite envoyé au laboratoire en biologie moléculaire pour faire des dépistages. Le laboratoire va alors dépister des maladies génétiques rares comme par exemple la mucoviscidose, l’hypothyroïdie congénitale, la drépanocytose… L’intérêt est de les dépister tôt pour pouvoir intervenir chez l’enfant pour éviter, par exemple, qu’il y ait des répercussions sur le développement du cerveau. »

La rédaction de La Maison des Maternelles

Expert

Arnault Pfersdorff

Pédiatre

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