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L’école à la maison

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Publié le 27.08.2019 à 14h03 
(mis à jour le 02.09.2019 à 17h41)

L’instruction est obligatoire, en France, de 3 à 16 ans. Cependant les parents peuvent choisir de scolariser leur enfant dans une école ou bien d’assurer eux-mêmes l’enseignement.

Louise a toujours été scolarisée dans des établissements publics. Depuis son entrée en petite section, elle suit un parcours classique, ponctué de bons résultats. Quand elle entre au lycée, l’adolescente décide, après 1 mois, de quitter l’établissement pour suivre des cours chez elle. Un choix pas évident car elle a beaucoup d’amis qui viennent aussi de faire leur entrée en seconde. Mais Louise a une passion : l’équitation.

« J’avais des déplacements du jeudi au dimanche pour l’équitation et le lycée ne me permettait pas d’aménager mes horaires. J’ai donc quitté le lycée et commencé les cours par correspondance. »

Les enfants concernés

L’école à domicile est possible pour tous les enfants de 3 ans et jusqu’au baccalauréat. Bien que l’instruction ne soit obligatoire que jusqu’aux 16 ans de l’enfant en France. Les enfants concernés ne peuvent être inscrits dans un établissement scolaire, par exemple :

  • Situation de handicap
  • Pratique sportive ou artistique non conciliable
  • Phobie scolaire
  • Parents itinérants
  • Domicile trop éloigné d’un établissement scolaire

C’est un choix des parents qui vont eux-mêmes réaliser l’éducation de leur enfant ou la confier à un tiers. Sachant qu’aucun diplôme particulier n’est nécessaire pour assurer l’enseignement.

Les contrôles

Il faut juste se mettre d’accord avec un inspecteur de l’Éducation nationale qui va être également chargé de contrôler l’enfant, ses connaissances et son niveau au cours de l’année.

En plus du contrôle de l’inspecteur, le maire de la commune d’habitation de l’enfant doit également mener une enquête sur ce dernier durant la première année, puis, tous les 2 ans jusqu’à ses 16 ans. Il peut ainsi vérifier les raisons pour lesquelles ce mode d’instruction a été choisi par la famille et s’il est compatible avec ses conditions de vie et son état de santé.

La famille n’est alors pas obligée de suivre à la lettre les programmes, mais juste d’atteindre le niveau. De la liberté qui demande aussi beaucoup de travail et une nouvelle méthodologie comme l’indique Louise :

« On reçoit en début d’année l’intégrale du programme scolaire dans un gros manuel et il faut alors organiser son temps et son planning seul et ce n’est pas facile au début. C’est vraiment 100  % d’autonomie. Il faut vraiment être très motivé mais on gagne en flexibilité des horaires. »

Cependant la grosse crainte de l’enseignement à distance est l’isolement. Louise, comme beaucoup d’élèves ou de parents, en a eu peur et en a souffert :

« L’inconvénient principal c’est la socialisation et le fait de dire que l’on est lycéen par correspondance ne facilite pas l’intégration. Car c’est vraiment quelque chose d’inconnu pour les gens et il y a beaucoup de préjugés. »

La rédaction de La Maison des Maternelles