france.tv

L'échographie de A à Z

2 min de lecture
Publié le 27.09.2019 à 13h25 
(mis à jour le 27.09.2019 à 13h34)

Docteur Gilles Grangé, gynécologue-obstétricien, spécialiste en échographie prénatale à la maternité Port-Royal à Paris nous explique le fonctionnement des échographies de grossesse.

LMDM - Comment fonctionne une échographie ?

Gilles Grangé - Une barrette, la sonde d’échographie que l’on pose sur le ventre, possède 256 cristaux. Chaque cristal envoie un ultra-son. L’ultra-son quitte la sonde et part à la recherche d’un endroit où ça va réfléchir, comme à la montagne avec l’écho. C’est la montagne qui est en face qui réfléchit le son. Là c’est pareil. L’ultra-son s’en va, puis revient à chaque fois qu’il rencontre un obstacle. Cela constitue la première ligne, et ensuite le cristal d’à côté va travailler pour constituer une deuxième ligne, et ainsi de suite jusqu’à constituer 256 lignes, et tout cela, en seulement 1/20e de seconde. On va alors avoir une première image, et 1/20e de seconde après une deuxième image, pour avoir l’impression d’un film. 

À quoi correspondent les couleurs de l’échographie ?

Ce qui apparaît en blanc c’est ce qui va renvoyer beaucoup d’écho. Par exemple, entre un muscle et l’os, il y a une différence de structure qui est tellement forte que tous les échos vont revenir. Par contre entre le muscle de l’utérus et le liquide amniotique il y a assez peu de différence de structure, donc là l’écho qui va revenir va être assez faible. Donc quand l’écho est faible cela va donner un gris très noir et quad l’écho est fort, cela va donner un blanc très intense. 

Est-ce qu'il est commun de se tromper de sexe ?

On peut se tromper de sexe à la première échographie mais à la seconde ou la dernière cela relève de l’exceptionnel. Il peut y avoir le cordon entre les jambes, le bébé peut avoir les cuisses serrées, ou bien moins de liquide amniotique. Car la présence de liquide amniotique est importante pour bien voir le sexe.

Pouvez-vous détecter toutes les anomalies à l'écho ?

Aujourd’hui on est autour de 60, 70 % de taux de détection. On est très fort sur les malformations qui sont très graves, voire spectaculaires. On l’est moins pour des malformations qui peuvent être marquantes pour les parents, comme par exemple des phalanges manquantes. Sur les fentes labiales on est performant à 90 %. Sur les malformations cardiaques, c’est près de 40 % des malformations qui nous échappe.

La rédaction de La Maison des Maternelles