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L'ami imaginaire, quand faut-il s’inquiéter ?

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Publié le 26.06.2020 à 13h05 
(mis à jour le 01.07.2020 à 15h27)

Il est invisible, mais votre enfant ne parle que de lui : c’est son ami imaginaire. La plupart du temps, c’est tout à fait passager et sans gravité. Cependant, il est bon de surveiller quelques signes. 

De façon générale, l’ami imaginaire ne doit pas être un motif d’inquiétude pour les parents. Il s’agit tout comme le doudou d’un objet transitionnel. Néanmoins, Emmanuelle Rigon, psychologue clinicienne, auteure du livre Les enfants hypersensibles chez Albin Michel, alerte sur certains aspects plus embêtants de l’ami imaginaire. 

Un ami imaginaire envahissant 

S’il commence à prendre trop de place, tout comme un doudou, ce n’est pas idéal. Par exemple, il n’est pas forcément sain que l’ami ait une place à table, un siège en plus dans la voiture. L’enfant ne doit pas justifier ses colères et caprices par l’existence cet autre. Il est bon de poser quelques limites pour que l’ami imaginaire ne prenne pas trop de place. 

Il empiète sur la personnalité de l’enfant 

De la même façon, si l’enfant n’est plus en mesure de prendre une décision sans demander d’abord l’avis de son ami imaginaire, cela peut marquer une crainte de se confronter à la réalité. Cela n’aide pas forcément l'enfant à construire sa propre personnalité et à s’affirmer. 

L’enfant est persuadé que l’ami existe 

Cela peut être un frein à la socialisation de l’enfant. Si l’enfant ne parle plus qu’à son ami imaginaire à l’école par exemple. Pour cela, il est important que les parents cultivent l’ambiguïté sur la non-réalité de l’ami. 

L’ami devient un motif d’angoisse 

Si l’ami imaginaire a tendance à faire peur à l’enfant, ce n’est pas forcément bon signe, comme nous l’explique Emmanuelle Rigon : 

« Si l’ami imaginaire devient menaçant, méchant ou sadique, s’il l’empêche de faire des choses, s’il tape l’enfant, le fait souffrir ou pleurer, là il faut s’inquiéter et peut-être envisager un suivi psychologique. »

L’essentiel est donc de ne pas s’inquiéter mais de rester vigilant à ces différents signes.

La rédaction de La Maison des Maternelles