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Je ne veux pas connaître le sexe de mon futur bébé

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Publié le 30.04.2019 à 13h54 
(mis à jour le 06.05.2019 à 16h24)

Si 9 couples sur 10 font le choix de savoir, au cours de la seconde échographie, s’ils attendent une fille ou un garçon, une petite minorité décide de garder le mystère jusqu’au jour J.

Sophie, maman de Nina, 8 ans, et d’Arthur, 5 ans, avait décidé de connaître le sexe de ses futurs bébés lors de chacune de ses grossesses. Comme pour la majorité des femmes, elle a découvert qu’elle attendait une fille, puis un garçon, au cinquième mois de sa grossesse lors de la seconde échographie. Enceinte de son troisième enfant, Sophie décide que, cette fois, elle ne veut pas savoir :

« Ce fût très excitant de s’imaginer tour à tour maman à nouveau d’une petite fille ou d’un petit garçon. La projection est du coup, plus fantasmée. Le fait d’être dans l’incertitude nous replace aussi dans une attente différente, on focalise moins sur les petits maux aussi jusqu’au moment de l’accouchement où le désir de la rencontre est décuplé. »

Si pour de nombreux parents, le fait de connaître le sexe de leur bébé à l’avance est une nécessité, Catherine Dolto, pédiatre et haptothérapeute, pense que ce n’est pas obligatoire ni idéal :

« Je suis contre la banalisation de la révélation du sexe de l’enfant. De temps en temps c’est très bien. Parce que l’enfant est malade, parce qu’il y a eu un enfant mort avant, des choses de ce genre-là. Quelquefois c’est très utile, mais dans beaucoup de cas, cela peut être nocif. C’est le seul moment de notre vie où l’on peut être aimé sans être sexué. Et si l’enfant n’est pas du sexe que l’on voulait, si c’est pendant la grossesse que la maman l’apprend, alors, il ne pourra pas se défendre. Alors que quand il naît, le processus d’« adoption » est plus facile. »

L’entourage de Sophie n’a pas toujours très bien compris ou accepté son choix. Mais la jeune femme ne l’a jamais regretté, surtout, aux vues du déroulé de son accouchement :

« Pendant l’accouchement, on n’est plus focalisé sur le médical. Mon bébé est arrivé assez vite et dans de très bonnes conditions. Quand il est arrivé, j’ai à peine poussé une fois. On m’a dit de l’attraper, j’ai dit à mon mari : "Mais c’est quoi ? c’est quoi ?" Je n’avais pas eu le temps de voir avant qu’on me le pose. C’est le papa qui me l’a alors annoncé : "C’est un petit garçon !" »

Les parents ont nommé leur dernier enfant Marcus. Et s’ils ne projettent pas d’en avoir un quatrième, Sophie assure cependant, que si elle tombait à nouveau enceinte elle « garderait à nouveau la surprise ».

La rédaction de La Maison des Maternelles