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« J’ai presque vécu ma césarienne comme un accouchement voie basse »

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Publié le 21.04.2021 à 14h34 
(mis à jour le 23.04.2021 à 14h34)

Judith a vécu une césarienne d’urgence puis une césarienne programmée pour les naissances de ses 2 filles. La mère de famille revient sur ses expériences pour LMDM.

Judith vit au Panama, en Amérique centrale. Lors de sa première grossesse, elle ressent des contractions à 39 semaines d’aménorrhée. La future mère se rend donc dans la maternité qui la suit en gardant un fait à l’idée :

« Au Panama, il y a beaucoup de césariennes. Quand vous accouchez dans le privé, vous accouchez avec votre gynéco, celui qui a suivi la grossesse, de fait c’est tout bénéf pour les médecins que l’accouchement se fasse par césarienne notamment programmée, c’est plus rapide qu’un accouchement voie basse et ça rapporte plus. Mais de mon côté, rien ne présageait une césarienne. »

Quand elle arrive à la maternité, le gynécologue l’ausculte et trouve que sa fille est encore positionnée très haut malgré la dilatation de Judith. Après avoir tenté de faire descendre le bébé, un accouchement par voie basse est envisagé, comme s’en souvient Judith :

« Ils m’ont donc fait pousser sauf que, certes ma fille descendait quand je poussais, mais elle remontait dès que j’arrêtais, au bout d’une demi-heure, le verdict tombe : il faut une césarienne. J’étais dévastée, j’ai pleuré et j’avais peur, car c’est une chirurgie. »

Une rencontre très brève avec sa fille 

La jeune femme passe au bloc avec son conjoint. À ce moment-là tout va très vite. Elle ne sent rien et aperçoit sa fille Mila. Elle a juste le temps de l’embrasser avant de s’endormir :

« Après cette première sieste, je me suis réveillée en salle de réveil, une infirmière m’a demandé un peu sèchement si j’avais mal, j’ai répondu oui et elle m’a dit que je n’étais pas près de voir mon bébé car je resterais en salle de réveil tant que j’aurais des douleurs. Puis je ne sais comment j’ai fait, mais je me suis rendormie. Je l’ai finalement vue un peu moins de 2 heures après la césarienne. Je me suis dit que tout ça valait vraiment la peine, elle était comme je l’imaginais avec beaucoup de cheveux très touffus. »

Les suites de couches se passent plutôt bien dans l’ensemble pour la toute nouvelle maman. Malgré quelques tiraillements et douleurs au niveau de la cicatrice elle vit bien l’opération et ressent surtout, les 2 premiers jours, une gêne pour l’allaitement. Mais Judith ne regrette pas sa césarienne :

« Finalement, je ne l’ai pas si mal vécu car ils avaient tenté la voie basse et ça n’avait pas marché. Si je n’avais pas poussé du tout je pense que je l'aurais mal vécu. J’ai pleuré certes parce que j’avais peur de me sentir moins maman à cause de la césarienne. Mais non : j’ai accouché et aujourd’hui mes cicatrices j’en suis fière, elles me rappellent que je suis maman. »

Pas d'accouchement voie basse

Mais quand Judith retombe enceinte elle découvre, à son grand regret, que la règle au Panama veut qu’une femme ayant eu une première césarienne n’ait plus que des césariennes programmées pour ses grossesses futures, par crainte d’une rupture utérine.

Après quelque temps elle finit par accepter cette césarienne programmée qui va très bien se dérouler :

« Le matin de l’intervention, j’ai ressenti des contractions, j’étais heureuse moi qui n’aimait pas l’idée que ma fille ne choisisse pas son jour de naissance. Mon conjoint était avec moi et en moins de 20 minutes ma fille était née, et le gynéco m’a dit que j’avais de fortes contractions d’accouchement donc ma fille serait probablement née naturellement ce jour-là. »

La maman de Mila et Olivia confie même avoir vécu cet accouchement comme elle s’imaginait vivre un accouchement par voie basse :

« Je l’ai presque vécu comme un accouchement voie basse : mon mari a vu ma fille sortir, le rideau était descendu et l’anesthésiste a dit à mon mari : levez-vous et il a vu la tête sortir. Il a pu ensuite couper un peu le cordon et j’ai eu un peau à peau de 5 minutes, j’ai même pu la mettre au sein et l’anesthésiste a pris des photos. »

La rédaction de La Maison des Maternelles