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J'ai choisi la vasectomie

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Publié le 06.11.2020 à 10h40 
(mis à jour le 06.11.2020 à 14h48)

Xavier et sa femme ont 4 enfants. C’est après la naissance de leur petite dernière, Éloïse, que Xavier décide d’avoir recours à la vasectomie.

Conscients de l’importance de partager la charge contraceptive avec leur conjointe, de plus en plus d'hommes ont recours à la vasectomie. Le Docteur Hupertan, médecin, chirurgien-urologue, sexologue et spécialiste de cette intervention, explique :

« Dans mon cabinet, c’est désormais 30% de mon activité, j’en pratique 20 à 30 par mois. En France, on a recensé 4863 vasectomies en 2017, une nette augmentation par rapport aux 1613 procédures réalisées en 2010. »

La vasecotmie, c'est le choix qu’a fait Xavier. Déjà père de 4 enfants, cette solution lui est apparu comme évidente :

« Je suis pour l’équité entre les hommes et les femmes. Sur un sujet aussi sensible et qui a autant d’impact sur le corps d’une femme, pour moi il est primordial que les hommes s’investissent plus sur la contraception. »

Le choix de cette contraception permet au couple d’avoir l’esprit tranquille et de pouvoir partageer la charge contraceptive :

« J’ai dit à Xavier que je ne voulais pas être seule à supporter la contraception et que je ne voulais pas des hormones à vie, qu’il fallait réfléchir à une solution. Avec la vasectomie, on est très contents, on n’a plus d’épée de Damoclès au-dessus de la tête. »

Si Xavier vit cela très bien, il a pu avoir quelques appréhensions pour l’annoncer à son entourage :

« Je ne l’ai annoncé que récemment à mes parents car il y a une appréhension de l’incompréhension. On porte atteinte aux parties génitales de l’homme, et ça, ça va prendre quelques années avant que ça passe dans les mœurs. »

Oui, car malheureusement, la contraception masculine, comme la vasectomie ou l’anneau masculin, reste encore imprégné de tabou et de méconnaissances :

« On a une mauvaise connaissance de ce qu’est la vasectomie, donc il faut en parler autour de soi, dire que le geste est bénin, savoir qu'ensuite, on peut toujours avoir une érection, et que l’éjaculation n’est pas modifiée non plus. »  

La rédaction de La Maison des Maternelles