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IVG : Peut-on améliorer le délai de prise en charge ?

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Publié le 11.03.2021 à 14h40 
(mis à jour le 11.03.2021 à 15h47)

Le docteur Philippe Faucher, gynécologue-obstétricien et responsable du centre IVG de l’hôpital Trousseau à Paris livre à LMDM ses recommandations pour que les délais d’accès à l’avortement soient raccourcis.

En 2019, les agences régionales de santé ont réalisé une étude sur le délai moyen d’accès à une interruption volontaire de grossesse. Le délai moyen est donc de 7 jours en France. Cependant il y a des disparités énormes d’un territoire à l’autre : cela peut aller de 3 à 11 jours en fonction des départements.

Donner plus de compétences aux sages-femmes

Ce délai de prise en charge peut être amélioré, mais pour le docteur Philippe Faucher, gynécologue-obstétricien, il y a d’abord un facteur simple d’offre et demande qui explique ces disparités :

« S’il y a beaucoup de demandes et peu d’offres, effectivement, les délais vont s’allonger. »

La solution pour le responsable du centre IVG de l’hôpital Armand Trousseau à Paris, est donc d’augmenter l’offre :

« Il n’y a pas 36 solutions. Il faut augmenter le nombre de prestataires qui peuvent fournir un avortement sur une région donnée. Pour l’instant cela concerne les médecins et les sages-femmes, uniquement pour la méthode médicamenteuse. Nous essayons actuellement de nous battre pour que les sages-femmes puissent aussi réaliser des IVG par méthode instrumentale. »

Ouvrir la réalisation de l'IVG à d'autres professionnels

Le docteur Faucher prône également l’ouverture de l’IVG à d’autres professionnels :

« On a des études qui montrent qu’une IVG médicamenteuse peut être réalisée par d’autres professionnels que le médecin ou la sage-femme. Dans d’autres pays on les appelle les professionnels à compétence intermédiaire. Il y a eu une proposition de loi d’ailleurs qui a proposé de créer en France cette profession, mais elle a été supprimée. »

La rédaction de La Maison des Maternelles