france.tv

Grossesses rapprochées, on en parle

3 min de lecture
Publié le 10.12.2020 à 09h28 
(mis à jour le 17.12.2020 à 18h46)

Réaction des proches, gestion de l’aîné, appréhension de la grossesse… Rachel Halimi, sage-femme nous dit tout sur les grossesses rapprochées.

L’entourage

« Encore ? » À l’annonce d’une seconde grossesse proche de la précédente, les proches peuvent parfois avoir des réactions étranges, voire négatives. Rachel Halimi nous explique pourquoi :

« La génération de nos mères et de nos grands-mères a pu se retrouver face à des situations de grossesses rapprochées et non-souhaitées pour le coup. Elles subissaient alors leur grossesse et pouvaient avoir à affronter des situations familiales très difficiles. C’était alors synonyme de dur labeur, et de sacrifice personnel et professionnel. C’est donc vu comme quelque chose de négatif.

Mais aujourd’hui on est face à une génération nouvelle, de femmes tout autant libres. Mais on est peut-être dans des maternités plus tardives, et donc comme on est pressées par cette horloge biologique on se retrouve à avoir des grossesses rapprochées. Et c’est un choix ! »

Se projeter

Quand on a déjà un bébé à la maison, et la tête dans le guidon, il peut être compliqué de se projeter dans une nouvelle grossesse. Une réaction classique selon la sage-femme : 

« Les femmes ont souvent plus de difficultés à investir cette seconde grossesse. Ce qui est tout à fait normal, car il y a souvent l’aîné qui est là, qui se manifeste, et qui est le centre de toutes les attentions. C’est normal. Il est donc important de se garder du temps avec son futur bébé. La préparation à la naissance est idéale pour cela. Même si vous en avez déjà faites, ces séances sont l’occasion d’avoir un temps pour vous et votre bébé qui arrive. »

L’aîné

« C’est important de tout verbaliser avec des mots simples. Il y a ensuite des étapes : la grossesse avec une maman plus fatiguée et qui pourra moins porter ; le départ à la maternité qui est souvent la première grande rupture avec son enfant ; le séjour à la maternité et retour à la maison. Il existe beaucoup de livres avec des images et des mots simples qui permettent de bien expliquer tout cela à l’enfant même s’il est très jeune. »

Les difficultés

  • Le plus compliqué

« Ce sera l’organisation, la gestion du temps, des tâches ménagères, des repas… La charge mentale. C’est 2 fois plus de couches à changer, de repas à préparer. Cela peut représenter une grande fatigue corporelle et physique également. Entre la grossesse, les nuits blanches ou hachées… »

  • La clé

« Mettre en place une équipe avec le co-parent. Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide au conjoint et pourquoi pas aux grands-parents ou à la famille s’ils sont à côté. Si financièrement c’est possible, on peut aussi prévoir une aide-ménagère pour les 2 premières années. Si la mère gère tout de front et seule, c’est le burn-out maternel qui guette. »

La rédaction de La Maison des Maternelles