france.tv

GPA : ces parents ont enfin pu aller chercher leur bébé, né en Ukraine pendant le confinement

2 min de lecture
Publié le 15.06.2020 à 19h54 
(mis à jour le 16.06.2020 à 11h41)

Nous les avions rencontré en mars dernier. Sonia et Christophe étaient alors inquiets de ne pouvoir aller chercher leur bébé, conçu par GPA, en Ukraine.

Crise du Covid-19 oblige, les frontières étaient à ce moment-là fermées. Ce sont des parents anxieux que l'équipe de LMDM avait alors rencontrés : ils ignoraient quand ils pourraient aller chercher leur bébé à naitre. C’est une toute autre jeune maman que nous avons interviewé aujourd’hui.

« On est rentrés mardi dernier d’Ukraine avec Alban, on prend nos marques. On est très heureux »  : c’est non sans émotion et le sourire aux lèvres que Sonia nous annonce la bonne nouvelle. Elle et son mari sont chez eux avec le petit Alban. Ils ont enfin pu rencontrer cet enfant tant attendu, après des années à essayer de concevoir.

Car pour ce couple, avoir un enfant aura été un véritable parcours du combattant, comme explique Sonia :

« Pendant plus de 11 ans, mon mari et moi avons tout essayé pour avoir un enfant. Beaucoup d’échecs de FIV, puis nous avons envisagé l’adoption, pour finalement reculer car cela nous semblait trop compliqué. Une personne de ma famille m’a mise en relation avec une de ses amies qui avait fait une GPA en Ukraine. Nous l’avons rencontré, et après avoir parlé avec elle, nous avons décidé de nous lancer. »

Ils trouvent une clinique en Ukraine et passent un contrat avec une mère porteuse, qui, quelques mois plus tard, portera leurs jumeaux. Mais les difficultés continuent : les bébés décèdent au 4ème mois de grossesse. Le couple ne se décourage pas, et tente de nouveau l’aventure avec une seconde mère porteuse. La grossesse se déroule bien. Le couple ignore encore tout de l’ultime épreuve qui les attend :

« Dès le mois de mars on était déjà stressés, à l’idée qu’Alban puisse arriver dans ce contexte oppressant, surtout avec la fermeture des frontières de l’Ukraine »

Prévu pour le 2 mai, le petit Alban verra finalement le jour le 23 avril :

« Il est né le 23 avril, donc en pleine crise du Covid ! Nous avions déjà entamé des démarches auprès des ambassades pour essayer de trouver une solution. Malheureusement, ça a été plus compliqué que prévu »

Ils sont finalement aidés par l’ambassade d’Ukraine, qui prend les choses en mains :

« Nous avons pu arriver en Ukraine le 15 mai. C’était très dur psychologiquement car nous devions passer 14 jours en isolement… Nous étions juste à coté de notre bébé, dans la même ville, mais sans possibilité d’aller le voir, d’être à ses côtés »

Finalement, le 28 mai, soit 5 semaines après sa naissance, c’est la libération pour le couple de jeunes parents : ils peuvent enfant serrer Alban dans leurs bras. Une nouvelle aventure commence alors pour eux : celle de la vie à 3 !

Marion Cousin