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Des triplés, quelle aventure !

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Publié le 28.01.2020 à 16h26 
(mis à jour le 28.01.2020 à 16h48)

« Il y en a 3 » : voilà une petite phrase à laquelle peu de futurs parents s’attendent ! Comment se passe la grossesse ? Comment s’organiser ? LMDM fait le point.

Si le nombre de jumeaux en France est d’environ 12 à 13 000 par an, les triplés, eux, sont plus rares : 167 naissances ont été recensées en 2018. Julie, déjà maman de Suzanne (10 ans) et Léon (7 ans), raconte le jour où elle a appris qu’elle n’attendait pas un, ni 2, mais bien… 3 bébés :

« À l’annonce, j’étais sous le choc ! Quand le médecin a posé la sonde à l’échographie, j’ai vu 2 poches. Il s’est retourné vers nous et nous a demandé si nous connaissions déjà le nombre de fœtus, ce que nous ignorions encore. Lorsqu’il nous a dit qu’il y en avait 3, ça a été les larmes, le fou rire nerveux… Tout est chamboulé ! »

Une grossesse et un accouchement sous haute surveillance 

Les grossesses multiples sont surveillées de très près par le corps médical, en raisons des différentes complications qu'elles peuvent poser. Le risque le plus important pour ces grossesses est la menace d'accouchement prématuré (MAP). Il est donc important que les parents se « préparent » à un accouchement prématuré -presque toujours par césarienne- et à ce que les bébés doivent passer quelques temps en service de néonatalogie. Le docteur Inès de Montgolfier, pédiatre, explique :

« Tous les triplés naîtront prématurés. Il est quasiment impossible de mener à terme une grossesse comme celle-ci, voire pas recommandable. Il faut aussi se préparer au fait que les enfants iront en néonatalogie. »

Retour à la maison : on s'organise !

Un proverbe africain dit : « Il faut tout un village pour élever un enfant ». Il est d’autant plus vrai dans le cas de triplés ! Un seul mot d'ordre : demandez de l'aide ! Julie, après la naissance de ses 3 garçons Gustave, Ernest et Ferdinand, témoigne :

« Toute aide est bienvenu ! À la sortie de la maternité, nous avons mis en place une HAD (hospitalisation à domicile) : une sage-femme venait chaque jour pour peser les bébés, et un pédiatre était disponible par téléphone 24h/24. La CAF propose aussi des aides : pour nous, une auxiliaire de puériculture venait à l’heure des biberons. Les amis nous préparaient un petit plat pour dîner le soir ! Aussi, au lieu d’une liste de naissance classique, nous avons mis en place une cagnotte pour payer une aide de nuit. »

 Evelyne, maman d’Ulysse, 3 ans et Zelda, Juno et Billie, 2 mois, partage cet avis :

« Il faut absolument accepter de l’aide ! On en a besoin, c’est indispensable. Ne serait-ce que pour prendre un petit moment pour soi pendant que les proches s’occupent des enfants »

La rédaction de La Maison des Maternelles