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Dépression du post-partum : quels sont les signes ?

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Publié le 25.06.2020 à 11h47 
(mis à jour le 25.06.2020 à 17h31)

À la différence du baby blues, la dépression du post-partum est un état ancré qui peut durer dans le temps. Elle se déclenche 6 à 8 semaines après l’accouchement. LMDM vous aide à en reconnaître les signes. 

Afin d’établir le premier diagnostic d’une dépression du post-partum, les spécialistes se basent sur le questionnaire d’Edinburg. 

Des difficultés à être joyeuse

Ce questionnaire permet tout d’abord de mettre en exergue des difficultés à manifester de la joie : notamment en prenant les choses du bon côté ou en riant. La dépression du post-partum peut conduire à un état d’irritabilité et amplifie les idées noires. 

Perte de confiance, culpabilisation 

Cette dépression se manifeste aussi par une baisse de la confiance en l’avenir et en soi, on ne se sent plus capable d’accomplir son rôle de mère. On peut aussi faire des crises de panique ou d’angoisse. L’une des propositions du questionnaire induit aussi un phénomène d’auto-culpabilisation. Les femmes vont venir à se reprocher, sans raison, d'être responsable que les choses aillent mal. Il peut également y avoir un cercle vicieux entre dépression et culpabilisation, car on peut se sentir responsable d’aller mal. 

Une fatigue intense 

Le docteur Michel Dugnat, pédopsychiatre au sein de 2 unités mères-bébés à Marseille et Avignon, met en évidence également la grande fatigue des femmes atteintes de dépression du post-partum ainsi que les troubles du sommeil qui sont liés à cette maladie : 

« La patiente peut ressentir une fatigue extrême, un manque de plaisir à s’occuper de son bébé, une irritabilité, des insomnies ou hypersomnies, de la tristesse, avoir des idées noires. Elle vit cet état comme une défaillance personnelle. »

Tristesse sévère 

Se sentir triste et malheureuse, pleurer énormément, penser à se faire du mal, quand cela dure, c’est aussi peut-être le signe d’une dépression du post-partum. Il est alors très important de se faire aider et ne pas hésiter à se tourner vers des personnes de confiance : sages-femmes, PMI, psychologues, etc. 

La rédaction de La Maison des Maternelles