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Cybercriminalité : comment protéger les enfants ?

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Publié le 15.09.2020 à 16h16 
(mis à jour le 15.09.2020 à 19h28)

TikTok, Snapchat, Instagram... Ces applications, très appréciées des adolescents, les exposent à de nouveaux risques : la cybercriminalité.

Aujourd’hui, les réseaux sociaux attirent les adolescents, voire, les préadolescents. En France, la majorité numérique étant de 15 ans, en-dessous il faut l’approbation des parents pour pouvoir créer un compte. Mais cet obstacle est malheureusement souvent contournable en deux clics. 

9 utilisateurs sur 10 victimes de cyberattaque

Si la première inquiétude des parents peut être que son enfant passe trop de temps sur les réseaux sociaux, le danger peut aussi venir de l’autre côté de l’écran. En se baladant sur la toile, tout le monde s’expose à rencontrer des utilisateurs malveillants : c’est ce qu’on appelle la cybercriminalité.

En publiant des photos ou vidéos sur internet ou sur des réseaux sociaux, et en fournissant des informations personnelles, tout utilisateur s’expose à une cyberattaque. 9 personnes sur 10 en ont déjà été victimes d’après une étude menée par l’Institution National de la Consommation, et ont été exposées au vol d’informations personnelles ou encore à du chantage. Les enfants qui sont donc aussi exposés à ces risques.

Peut-on se défendre soi-même

La première règle de confidentialité sur les réseaux sociaux est de rendre le profil de votre enfant « privé ». Ainsi, seuls ses abonnés auront accès au contenu qu’il publiera. Attention cependant, profil privé ne veut pas dire vigilance oubliée ! N'importe qui pouvant demander votre enfant en "ami", la prudence reste de rigueur. 

Ensuite, il y a un réflexe qu’il faut avoir et apprendre aux plus jeunes : signaler les publicités, les pages ou les utilisateurs indésirables. Chaque application le permet et analyse ensuite votre requête pour déterminer s’il s’agit d’une menace ou non.

Si vous souhaitez une solution plus radicale, il est aussi possible de bloquer un utilisateur ou une page et ainsi couper toute liaison entre votre enfant et un quelconque risque de cybercriminalité.

Apprenez également à votre enfant à ne jamais partager de données personnelles, mais aussi à ne pas laisser son visage apparaitre sur les photos qu'il/elle partage.

Comment l’Etat défend-il nos enfants ? 

Si votre enfant est entré en contact avec un utilisateur indésirable, il vous est possible de signaler son profil auprès des acteurs de la cybersécurité sur le site inter-signalement.gouv.fr. 

Au centre des luttes contre les criminalités numériques, qui reçoit près de 3 000 signalements par mois, Paul (le prénom a été modifié), qui travaille au sein de la section, nous explique :

« Quand je reçois un signalement, je vais aviser Instagram, demander à mon parquet de pouvoir ouvrir une procédure, et en faisant mes investigations je vais faire en sorte de retrouver l’adresse physique de cet internaute. Ça c’est notre travail quotidien de constatation, d’identification et d’orientation de nos procédures. »

Depuis 2013, la gendarmerie intervient dans les écoles pour faire de la prévention auprès des enfants. Afin de protéger au maximum la jeunesse sur les réseaux sociaux, un petit kit est transmis aux parents qui ont un rôle primordial à jouer.

La rédaction de La Maison des Maternelles