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Crise des 2 ans : des clés pour réagir

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Publié le 26.06.2020 à 14h40 
(mis à jour le 09.09.2020 à 15h17)

A l’approche des 2 ans, les enfants passent souvent par une période de « crise » : refus, colère, cris… Aurélie Callet, psychologue, nous donnes des astuces pour passer cette période délicate.

Un jeune enfant gère mal ses émotions et aura tendance à réagir brusquement. S’il est capable de bien des choses à 2 ans, il ne maîtrise pas encore tout. Son vocabulaire est limité et ses émotions à fleur de peau, rappelle la psychologue :

« C’est un moment où ils explorent leur environnement. À 2 ans, ils sont aussi confrontés à leurs limites et aux limites qu’imposent leurs parents. Ils prennent conscience qu’ils sont une personne mais ils n’ont pas encore les mots, cela peut engendrer de la frustration et de la colère. »

Comment réagir ? Aurélie Callet livre quelques astuces qui pourront vous aider en tant que parent !

Gardez votre calme

Quand il est en pleine crise, la première chose à faire est de garder son calme. Il faut essayer de le prendre dans les bras, et faire un mélange entre "je te tiens" et "le câlin". Il faut le contenir pour qu’il se calme.

Être ferme

Ne pas dire « non » pour céder ensuite, l’enfant en serait dérouté. Il faut un non convaincu et convainquant. Gardez le cap, ne jamais céder. Si l’enfant hurle dans un magasin parce qu’il veut un bonbon et que vous avez dit non, c’est non ! Qu’importe le regard des gens autour de vous.

Faites attention car être ferme ne veut pas dire se mettre en colère. L’enfant aurait alors tendance à imiter ses parents et donc, à ne pas se calmer.

Trouvez des ruses !

Si votre enfant ne veut pas mettre ses chaussures, au lieu de lui imposer une paire qu’il ne veut pas porter, proposez-lui une alternative : « Tu mets les baskets rouge ou les bleues ? » Il aura alors l’impression d’avoir le choix et donc de maîtriser la situation. En réalité, vous avez obtenu ce que vous attendiez de lui, qu’il mette ses chaussures. 

 

Expliquer à l’enfant

 

Donnez une consigne plutôt qu’une interdiction. Par exemple, si vous dites à un enfant de ne pas traverser la route seul, il va avoir envie de le faire. Pour parer à cela, donnez-lui une consigne claire : expliquez-lui pourquoi cette action est dangereuse.

La rédaction de La Maison des Maternelles