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Contraception, que choisir ?

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Publié le 03.04.2019 à 18h56 
(mis à jour le 08.04.2019 à 17h46)

Le contraceptif ne se choisit pas au hasard et doit s'adapter à chaque femme. LMDM vous présente les différents moyens qui s'offrent à vous. 

Si la tendance est aujourd’hui en baisse, la pilule est le moyen de contraception le plus utilisé en France. 

Il existe deux sortes de pilules. Les pilules combinées et les microprogestatives. Chacune des deux, si elle est parfaitement utilisée offre une efficacité de 99,7%. Mais plusieurs facteurs peuvent nuire à cette efficacité : les oublis, les effets indésirables (nausées, maux de têtes, diarrhées) qui poussent à la stopper, et les interactions avec d’autres médicaments. Si l'on prend en compte ces problèmes d’utilisation, l’efficacité de la pilule est de 92%.

La pilule combinée, attention aux contres indications

La pilule combinée est faiblement dosée et mieux tolérée. C’est la raison pour laquelle on la prescrit souvent en première intention. Certaines se prennent en continu et suppriment les règles. Il existe des contre-indications : tabac, cholestérol, tension artérielle, diabète mal équilibré, antécédent (ou antécédents familiaux) d’AVC.

Cette pilule augmente le risque de thrombose. Ce sont des caillots de sang qui se forment dans les veines et les artères et qui peuvent conduire à des complications graves comme la phlébite, l'embolie pulmonaire, les accidents vasculaires cérébraux ou des infarctus du myocarde. C’est pourquoi il est important de bien connaître ses antécédents. 

La pilule microprogestative en cas d’effets secondaires 

En cas de contre-indication pour la pilule combinée, la microprogestative sera plus indiquée. Elle se prend en continu et à heure fixe (tolérance de 3 heures). Elle peut parfois supprimer les règles, comme le stérilet hormonal et l’implant. Pour 30% des femmes, il n’y aura plus de règles, pour 30% des règles irrégulières et pour 30% des pertes de sang moins abondantes de couleur foncée (des spottings). 

De plus, les pilules progestatives micro-dosées n’ont aucun effet secondaire sur le bébé si vous allaitez. C’est pourquoi elles sont prescrites en cas d’allaitement. En revanche, les pilules avec œstrogène sont contre-indiquées en cas d’allaitement. On peut aussi avoir un stérilet au cuivre ou hormonal (car il s’agit de progestatif).

Le stérilet : une alternative de plus en plus en vogue

Le stérilet hormonal est efficace à 99,8%. Ce moyen est le plus utilisé chez les femmes de plus de 35 ans car il est plus efficace que le stérilet au cuivre. Le stérilet hormonal délivre de petite dose de progestatif, donc si on ne souhaite pas d’hormone, on opte pour le stérilet au cuivre. Et si l’on a des règles douloureuses et abondantes, on opte pour le stérilet hormonal. Un stérilet mesure entre 2 et 4 cm et font 2-3 mm d’épaisseur.

Il faut savoir qu’il existe deux tailles de stérilet, un classique et un plus petit pour les femmes qui n’ont jamais accouché. Le DIU au cuivre est contre-indiqué pour les femmes ayant un fibrome, une malformation de l’utérus, une infection sexuellement transmissible non traitée ou non guérie depuis trois mois, des saignements inexpliqués ou un cancer de l’utérus. Le DIU hormonal, quant à lui, n’est pas conseillé à celles qui ont des risques d’embolies, certaines tumeurs (hépatique ou hormonodépendante). 

L’implant, un petit bâtonnet très efficace 

L’implant est un petit bâtonnet qui contient de la progestérone et que l’on met au niveau du bras. C’est une méthode de plus en plus utilisée chez les moins de 24 ans. On le met en place pour trois ans. Il est plutôt efficace (99,95%) mais parfois, il n’est pas bien toléré. Ses effets secondaires peuvent être une prise de poids importante (5 kg), ou une modification du cycle : 1/3 des utilisatrices n’ont plus leurs règles, 1/3 ont des règles sporadiques, et le dernier tiers, du spotting. 

Le patch hormonal ou la contraception qui colle à la peau

Le patch hormonal est assez discret puisqu’il se colle sur la peau. Son efficacité est de 91,7%, donc beaucoup moins que l’implant. Les erreurs de manipulation peuvent le rendre inefficace. Le patch peut se décoller. Il faut alors le remplacer par un nouveau, dans les prochaines 24 heures. 

Les autres contraceptifs existants

Parmi les autres moyens de contraception, on trouve l’anneau vaginal. Il est constitué d’une association d’hormones, puis s’insère au fond du vagin et se garde trois semaines. Son point négatif : il peut être expulsé et doit absolument être remis en place rapidement.

Il existe également le diaphragme et la cape cervicale. Ce sont deux moyens mécaniques de contraception que l’on glisse dans le vagin pour empêcher le passage des spermatozoïdes. Ils doivent être utilisés en association avec des spermicides (des substances sous forme de gel ou d’ovules mis au fond du vagin) pour une meilleure efficacité. Pour que ces contraceptifs soient efficaces, il faut que le gynécologue ait bien montré comment les utiliser, et que la femme connaisse bien son anatomie.

Enfin, bien évidemment, il y a les préservatifs masculin et féminin. Ils sont théoriquement efficaces mais, dans la réalité, si on prend en compte les erreurs d’utilisation, leur efficacité diminue. Ils ont cependant l’avantage indéniable d’être également la seule protection contre les infections sexuellement transmissibles. 

La rédaction de La Maison des Maternelles