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Confinement : gérer les problèmes de sommeil

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Publié le 25.03.2020 à 16h30 
(mis à jour le 09.09.2020 à 15h19)

Angoisses, excitation : les enfants peuvent avoir du mal à aller se coucher durant cette période un peu particulière. On en parle avec Clémence Prompsy, psychologue. 

Que ce soit dû au climat d'inquiétude ambiant ou au fait que les petits se dépensent moins en confinement, il peut arriver que les couchers soient plus longs et plus difficiles. Clémence Prompsy nous livre ses conseils pour rendre cette étape plus facile.

Faire un sas de calme 

Il vaut mieux éviter d'exposer les enfants aux informations et aux nouvelles anxiogènes, et c'est encore plus vrai le soir. Les angoisses et les craintes ressurgissent souvent au moment du coucher :

"On sait que les enfants entre 6 et 10 ans vont se poser plein de questions sur la mort avant d'aller se coucher. "

Il est donc évident que ce genre de questionnements peuvent être plus fréquent dans une période où l'on parle beaucoup de maladie, voire de décès. On ne les élude pas, on les prend en considération, on les écoute et on explique parfois que l'on a besoin d'un peu de temps pour y répondre. 

Pour calmer les angoisses, on peut mettre en place un sas de calme avant d'aller dormir, lire une histoire un peu plus longue, mettre de la musique, peut-être faire un peu plus de câlins qu'à l'accoutumée. L'essentiel est que tout le monde puisse se sentir apaisé avant de se coucher.  

Des jeux tous ensemble 

Faire un jeu dans le calme qui réunit toute la famille, sur le sol de la chambre par exemple, peut aussi s'avérer positif. On évite les jeux avec des perdants et des gagnants, cela peut créer des tensions et c'est le contraire de ce que l'on veut. 

"On va plutôt faire des jeux de collaboration, ou dire que l'on va par exemple organiser tous les playmobils et faire une scène avec laquelle on pourra jouer le lendemain. Il faut faire des choses qui ne vont pas engager de frustrations, de crises et de rivalités entre les frères et sœurs." 

L'importance du rituel 

Coucher les enfants, on ne le répétera jamais assez, se fait toujours plus facilement avec des rituels. Il peut donc être bon d'en trouver un qui s'adapte aux mesures actuelles. Par exemple : on ne prépare pas son cartable, mais on peut préparer son bureau pour le lendemain, choisir des activités que l'on aimerait découvrir en dehors du travail scolaire. 

Un mot d'ordre : l'adaptation 

C'est ce qui sera déterminant pour bien vivre ce confinement en famille, tout autant d'un point de vue du sommeil que pour le reste. Cela peut par exemple se manifester par une plus grande souplesse des horaires de coucher, ou bien en aménageant des siestes pour toute la famille. 

La rédaction de La Maison des Maternelles