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Parole d'expert

Comment pousser le jour de l'accouchement ?

3 min de lecture
Publié le 23.10.2019 à 15h17 
(mis à jour le 31.10.2019 à 17h04)

Notre sage-femme Anna Roy vous explique tout sur la poussée pour le jour de l’accouchement !

« Poussez, Madame, poussez ! » Oui, mais comment, quand, et surtout, combien de temps ? Nombreuses sont les questions que vous vous posez sur ce fameux moment où il faudra pousser le jour de l’accouchement, et particulièrement si c’est votre premier bébé. Pas de panique, notre sage-femme Anna Roy vous explique tout.

Tout d’abord, sachez qu’à partir du moment où vous allez commencer à pousser, la rencontre avec votre bébé est imminente ! En effet, c’est la dernière ligne droite de l’accouchement, comme l’explique Anna :

« Quand on écarte les lèvres de la vulve, on voit les cheveux du bébé, il a déjà traversé le bassin. Il ne lui reste que quelques millimètres à faire, aidé par les contractions et votre poussée. »

En France, la poussée dure environ 45 minutes, pas plus. Au-delà, l’équipe médicale pourra aider le bébé à sortir avec l’instrument adapté. D’où l’importance de pousser avec efficacité, comme préconise Anna :

« Quand la sage-femme vous donne le feu vert pour pousser, il faut y aller comme une furie ! J'exagère un peu, mais il faut y aller avec beaucoup d’énergie ! »

À-t-on l’envie de pousser instinctivement ? Si vous n’avez pas reçu de péridurale, oui, le réflexe de poussée sera là.

Si vous avez reçu une péridurale, cela dépend de la façon dont elle est dosée : en cas de dose trop forte, vous pourriez ne plus sentir vos contractions du tout, et donc, ne plus avoir de réflexe de poussée. Cependant, rassurez-vous : les péridurales sont de mieux en mieux dosées, et si toutefois, ce n’était pas le cas, la sage-femme vous guidera pour savoir quand pousser.

« Si jamais vous ressentez l’envie de pousser, il ne faut surtout pas vous contracter. Spontanément, comme on a l’impression que c’est une envie d’aller à la selle, on contracte : non ! Détendez-vous, appelez la sage-femme pour lui dire : "Il se passe quelque chose en bas !" » détaille Anna.

Concernant la position dans laquelle vous allez accoucher, il n’y en a pas une meilleure qu’une autre pour pousser, cela dépend de chaque femme.

Sur les types de poussées, il y a d’abord la poussée instinctive : dans ce cas-là, la sage-femme n’intervient pas puisque, comme son nom l’indique, cette poussée arrive de façon complètement instinctive. 

Ensuite, il y a ce qu’on appelle la poussée bloquée (ne vous entraînez pas à en faire si vous êtes enceinte !) : inspirez profondément par le nez ou la bouche, bloquez l’air et poussez vers le bas en contractant fortement les abdominaux, le plus longtemps possible. 

Enfin, la poussée en expiration : inspirez profondément par le nez ou la bouche, puis laissez passer un petit filet d’air, comme si vous vouliez gonfler un ballon, tout en poussant.

Cependant, la plupart du temps, on conseillera plutôt la poussée bloquée car elle est plus efficace. La poussée en expiration sera plutôt conseillée lors d’un second accouchement, par exemple.

La rédaction de La Maison des Maternelles

Expert

Anna Roy

Sage-femme

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