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Parole d'expert

Comment lutter contre les allergies saisonnières

3 min de lecture
Publié le 31.10.2019 à 16h18 
(mis à jour mercredi dernier à 14h28)

Nez qui coule, yeux qui piquent… Les symptômes classiques des allergies saisonnières. Notre pédiatre Arnault Pfersdorff nous éclaire sur l’origine de ces maux et leur prise en charge.

L’allergie saisonnière

Une allergie est un dérèglement du système immunitaire qui correspond à une perte de tolérance vis à vis de substances à priori inoffensives, les allergènes, comme l’explique Arnault Pfersdorff, pédiatre. Il indique également que pour que l’allergie se déclenche, 2 conditions sont nécessaires :

« Il faut qu’il y ait une prédisposition génétique et une exposition à la substance allergène. Une allergie saisonnière (souvent appelé à tort rhume des foins), comme son nom l’indique, n’intervient qu’à certaines périodes de l’année. Et elle est due à une exposition à des substances aéroportées (exemple le pollen). »

À chaque saison, son allergie

Comme le précise l’expert, selon la saison, les substances responsables des allergies peuvent varier, on retrouve souvent :

  • Printemps : les pollens d’arbres (orme, bouleau, chêne)
  • Été : les pollens d’herbacées
  • Automne et hiver : les acariens (au moment où l’on réenclenche les chauffages), les poils d’animaux et les moisissures.

Arnault Pfesrdorff ajoute qu’il existe également des allergies croisées, par exemple, un enfant peut réagir aux pollens d’un bouleau, mais aussi à une cerise ou un abricot.

Symptômes

  • Inflammation de la muqueuse qui tapisse le nez : rhinite, nez qui coule abondamment.
  • Inflammation de le muqueuse qui borde les paupières et qui recouvre le blanc des yeux : conjonctivite allergique, écoulement des yeux.
  • Infection des bronches : asthme, wheezing (sifflement pulmonaire)
  • Choc anaphylactique.
  • Eczéma, démangeaison.
  • Troubles digestifs.

Identification de la cause

Les professionnels de santé peuvent identifier l’allergies bien avant les parents, grâce, notamment à la liste de symptômes. Ils vont alors établir un interrogatoire pour savoir s’il existe des antécédents familiaux de terrains allergènes. Ils vont également se renseigner sur l’environnement de l’enfant (position de la chambre, proximité de plantes extérieures, circulation automobile, tabagisme…), et les habitudes de vie de la famille.

Après ces questionnaires vient l’heure des tests qui devront confirmer ou infirmer la cause de l’allergie, comme l’explique le docteur :

« Dans certains cas nous allons faire des prises de sang, et dans d’autres nous allons faire un bilan allergologique cutané, que l’on appelle « prick test ». On va alors mettre des gouttes de différents allergènes supposés, sur la peau de l’enfant. Allergènes que nous allons choisir en fonction de l’interrogatoire. Et on va voir s’il y a une réaction sur la peau. »

Les traitements

Si votre enfant est allergique aux pollens de certains arbres, le spécialiste conseille, tout d’abord de bien lui laver, à l’eau, les cils, les sourcils et le visage pour ôter les pollens qu’il va frotter et mettre dans son nez. Ensuite, il existe des traitements qui doivent être prescrits par un professionnel de santé :

« Les traitements, lors d’une crise, sont souvent composés d’antihistaminique, de collyre pour les yeux et de spray nasal. Et puis si c’est plus important on peut faire des tests de désensibilisation. »

La rédaction de La Maison des Maternelles

Expert

Arnault Pfersdorff

Pédiatre

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