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Au secours, mon enfant déteste les devoirs !

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Publié le 24.09.2020 à 18h02 
(mis à jour le 02.10.2020 à 16h23)

Les devoirs peuvent être la bête noire des enfants. Pas toujours facile de les accompagner dans ce cas ! Suivez les conseils d'Alain Sotto, psychopédagogue.

« Encore 10 minutes ». C’est ce que martèlent les parents à leurs enfants pour qu’ils continuent de se concentrer sur leurs devoirs. Mais combien de temps un enfant doit-il travailler à la maison ? D’après Rachel Boutonnet, professeure des écoles, cela varie en fonction du niveau :

« Ce qu’on dit souvent c’est une demi-heure maximum en CP et CE1, jusqu’à une heure en CE2, CM1 et CM2. Après au collège c’est plus. Vous savez, ce n’est pas si énorme que ça, ça dépend des enfants. Il y en a avec qui une heure passe tout seul. »

Un environnement sain

Le grand problème des enfants pendant les devoirs, puisqu’en général ils n’aiment pas ça, c’est la concentration. Si votre enfant est un grand rêveur et qu’il a du mal à se concentrer sur son travail, il ne faut surtout pas le blâmer selon Alain Sotto, psychopédagogue :

« Vous avez des enfants hyper brillants dans leur rêverie. Si je lui dis qu’il ne faut pas rêver et qu’il faut se concentrer, je loupe un grand truc. Je dis aux parents de garder cette qualité parce qu’ils se créent une compétence. On ne fait pas de la rêverie un défaut mais une qualité, parce que nos enfants auront besoin d’imagination dans le futur. »

Afin de canaliser votre enfant, Rachel Boutonnet conseille d’instaurer un environnement sain :

« Il faut évidemment le plus de sérénité possible mais ce n’est pas toujours possible. Ce que je dis aux parents c’est un bon sommeil, de l’activité physique, pas trop d’écran, une bonne alimentation, du calme et beaucoup de lecture. »

Donner du sens aux révisions

Beaucoup d’enfants passent des heures et des heures à apprendre leur poésie par coeur ou encore leurs verbes irréguliers. Alain Sotto met en garde contre cette méthode d’apprentissage : 

« Il faut savoir qu’à partir de la troisième, on commence à demander aux enfants d’analyser, de comparer et de justifier. Donc toutes les stratégies en "par coeur" s’effondrent. Et les enfants ne sont pas au courant qu’il y a un changement de méthode. L’enfant qui avait des 17 en apprenant par coeur va se retrouver avec des 8. Ces très bons élèves tout d’un coup ne comprennent pas pourquoi il y a cet effondrement. »

Pour éviter la chute, expliquez à votre enfant l’utilité de ce qu’il apprend. Il doit comprendre pourquoi il mémorise telle ou telle information :

« À force de répéter sa leçon à voix haute, les mots s’écrivent dans sa tête. C’est ce qu’on appelle du "par coeur visuel". Ça exclu le sens. Un enfant qui apprend comme ça je lui dis, maintenant qu’il m’a sorti sa leçon, il faut qu’il m’explique avec ses propres mots ce qu’il y a dans sa leçon. Là on passe par le sens. »

La rédaction de La Maison des Maternelles