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Accoucher dans une maison de naissance

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Publié le 09.07.2019 à 10h21 
(mis à jour le 23.07.2019 à 10h00)

Expérimentées depuis 2013 en France, les maisons de naissance sont une alternative aux maternités pour les femmes qui souhaitent un accouchement physiologique.

 

Qu’est ce qu’une maison de naissance ?

Alternative aux maternités classiques, les maisons de naissance sont des lieux d’accueil, de suivi de grossesse et d’accouchement. À la différence des maternités ou hôpitaux, les maisons de naissance sont gérées uniquement par des sages-femmes.

Choisir d’accoucher dans une maison de naissance : pour qui et pourquoi ?

Choisir d’accoucher dans une maison de naissance, c’est choisir l’accouchement physiologique. En effet, les structures n’ayant pas de médecin anesthésiste, les accouchements qui s’y déroulent sont physiologiques, donc sans péridurale.

Un des avantages des maisons de naissance est le suivi personnalisé de la grossesse : une sage-femme référente réalise le suivi médical et l’accompagnement pendant toute la grossesse. La sage-femme connaît donc le projet de naissance des parents et c’est elle qui sera là le jour de l’accouchement.

Une proximité rassurante pour Claire, enceinte de 8 mois, et qui a décidé d’accoucher au CALM, maison de naissance à Paris :

« Je ne me sens pas proche des structures surmédicalisées, de cette approche assez impersonnelle qu’on peut trouver notamment dans les hôpitaux ou les cliniques, où l’on change d’interlocuteurs, que ce soit médecin ou sage-femme, quasiment à chaque rendez-vous. » 

La maison de naissance : quelles conditions ?

Les critères d'éligibilité de suivi dans une maison de naissance sont fixés en fonction des critères de grossesse à bas risques définis par la Haute Autorité de Santé (HAS), à savoir :

  • La grossesse se déroule bien et ne présente aucun risque particulier,
  • La future maman attend un seul bébé, et non des jumeaux,
  • La future maman n’a jamais eu de césarienne,
  • La grossesse s’est déroulée normalement et est arrivée à terme,
  • Le bébé se présente par la tête,
  • Le travail débute spontanément, avant 42 semaine d’aménorrhée,
  • La maman et le bébé supportent bien le travail d’accouchement qui évolue de manière physiologique.

Certaines de ces conditions ne pouvant être connues en début de grossesse, il appartient à la sage-femme de faire une évaluation permanente de la bonne santé de la mère et du bébé, et, le cas échéant, demander son transfert vers une maternité. En effet, toutes les maisons de naissance se trouvent à proximité d’une maternité partenaire classique, qui prendra la mère en charge en cas de contre-indications à accoucher en maison de naissance pendant la grossesse, ou en cas de complications pendant le travail.

L’accouchement en maison de naissance : comment ça se passe ?

Une salle de travail dans une maison de naissance ne ressemble pas à une salle de naissance classique, mais plutôt à une chambre, puisqu'elle n'est pas médicalisée. Afin que la mère garder sa mobilité, il n’y a pas de monitoring continu, même si la sage-femme vérifie régulièrement le rythme cardiaque du bébé. 

Et puisque l’accouchement se fait sans péridurale, les chambres disposent de plusieurs accessoires pour aider les mamans à supporter la douleur : ballon, baignoire, liane pour se suspendre et soulager les contractions. La préparation à l’accouchement faite avec la sage-femme et la relation de confiance liée avec elle pendant toute la grossesse aident également au bon déroulement de la naissance.

Enfin, autre spécificité des maisons de naissance, pas d’hospitalisation : la maman et le bébé rentrent chez eux entre 4 et 12 heures après l’accouchement, la sage-femme référente poursuivant le suivi à domicile.

La rédaction de La Maison des Maternelles