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20 millions d’euros dédiés à la psychiatrie de l’enfant et l’ado

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Publié le 07.01.2021 à 10h14 
(mis à jour le 08.01.2021 à 10h24)

Le ministre de la Santé a annoncé mardi 5 janvier que l’État s’engage à investir 60 millions d’euros dans la psychiatrie dont 20 seront dédiés à celle de l’enfant et de l’adolescent.

C’est une annonce qui tombe à pic. Le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran a annoncé, mardi 5 janvier, qu’une enveloppe de 60 millions d’euros allait être allouée en 2021 à la psychiatrie dont 20 seront dédiés à celle de l’enfant et l’adolescent. Le but : renforcer la psychiatrie auprès du jeune public et faciliter le soutien et l’aide psychologique de la population.

Cette décision intervient quelques semaines après que plusieurs experts en pédopsychiatrie aient tiré la sonnette d’alarme en alertant les pouvoirs publics sur l’état de santé psychiatrique des jeunes, qui se dégrade fortement depuis le début de la crise sanitaire. Le 16 décembre dernier la commission d’enquête de l’Assemblée nationale pour mesurer et prévenir les effets de la crise du Covid-19 sur les enfants et la jeunesse, remettait son rapport et 75 mesures adoptées à l’unanimité. Dans son rapport la commission pointait un manque de prise en charge en pédopsychiatrie :

« Notre pays souffre en outre d’un déficit très important en pédopsychiatrie. Le nombre de pédopsychiatres a ainsi fortement diminué au cours des dernières années : M. Michel Dugnat, pédopsychiatre, a indiqué à la commission qu’en 2006, près de 1200 pédopsychiatres formés exerçaient leur activité en France, contre 600 actuellement, leur moyenne d’âge se situant entre 61 et 62 ans. Le rapport propose donc plusieurs pistes pour y remédier, notamment la revalorisation de cette spécialité. »

Cette enveloppe de 20 millions doit permettre de soutenir 48 projets dédiés à la psychiatrie de l'enfant, de l'adolescent et périnatale. Les objectifs sont de renforcer les équipes et les structures d'accueil et de prise en charge, ainsi que d'améliorer l'accessibilité et le parcours de soins.

La rédaction de La Maison des Maternelles